Les décroissants partent d'un sophisme en affirmant que produire plus implique nécessairement d'émettre davantage de carbone. Cette assertion est contredite par les faits. Depuis 2005, une trentaine de pays riches, incluant la France, les États scandinaves, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont démontré le contraire.
Une croissance économique compatible avec la baisse des émissions
Dans ces pays, le produit intérieur brut (PIB) a progressé tandis que leurs émissions de gaz à effet de serre ont reculé. Ce constat reste valable même lorsque l'on réintègre les émissions liées aux importations qu'ils reçoivent. Le découplage, considéré comme impossible par certains se prétendant écologistes, est donc une réalité observable.
Des données chiffrées qui parlent d'elles-mêmes
Selon les données de la Banque mondiale, entre 2005 et 2019, la France a vu son PIB augmenter de près de 20 % tandis que ses émissions de CO2 baissaient de 18 %. Aux États-Unis, la croissance du PIB a été de 35 % sur la même période, avec une réduction des émissions de 12 %. Ces chiffres montrent que la croissance économique n'est pas incompatible avec la réduction des émissions.
Un découplage qui s'accentue
Le découplage ne se limite pas à quelques années. Il s'agit d'une tendance de long terme qui s'accentue. Les progrès technologiques, l'efficacité énergétique et la transition vers des sources d'énergie renouvelables permettent de produire plus avec moins d'émissions. Les pays riches investissent massivement dans ces domaines, ce qui explique en partie ce phénomène.
Les critiques du découplage
Certains écologistes contestent la réalité du découplage, arguant qu'il ne prend pas en compte les émissions importées. Cependant, même en incluant ces émissions, le découplage reste significatif. Selon une étude de l'OCDE, les émissions liées à la consommation dans les pays de l'OCDE ont baissé de 5 % entre 2005 et 2015, tandis que leur PIB augmentait de 15 %.
Un espoir pour la lutte contre le changement climatique
Le découplage offre une perspective optimiste pour la lutte contre le changement climatique. Il montre qu'il est possible de concilier croissance économique et réduction des émissions, à condition de mettre en œuvre des politiques ambitieuses en matière d'énergie et d'innovation. Les pays riches ont un rôle clé à jouer en montrant l'exemple et en soutenant les pays en développement dans leur transition.



