Birmanie : plus de 700 civils tués par l'armée pendant la période électorale
Birmanie : 700 civils tués par l'armée en période électorale

Plus de 700 civils, dont 153 enfants, ont été tués par l'armée birmane pendant la période électorale qui a précédé les élections de novembre 2025, selon un rapport du Bureau des droits de l'homme des Nations unies publié mardi 22 juin 2026. Le rapport couvre la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2025, soit l'année précédant le scrutin.

Un bilan tragique

Le rapport indique que 708 civils ont été tués dans des violences attribuées à l'armée birmane, dont 153 enfants. Les forces armées ont également procédé à des arrestations arbitraires de plus de 2 000 personnes, dont 300 enfants. "Ces chiffres sont alarmants et témoignent d'une escalade de la violence contre la population civile", a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

Des violations systématiques

Les Nations unies ont documenté des cas de torture, de violences sexuelles et de disparitions forcées. L'armée a également utilisé des armes lourdes dans des zones densément peuplées, causant des pertes civiles massives. "L'armée birmane semble avoir délibérément ciblé des civils pour réprimer toute opposition avant les élections", a ajouté Türk.

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Contexte électoral

Les élections de novembre 2025 ont été largement critiquées par la communauté internationale, le parti au pouvoir, l'Union pour la solidarité et le développement (USDP), ayant remporté la majorité des sièges dans un scrutin jugé ni libre ni équitable. La junte militaire avait justifié la répression par la nécessité de maintenir l'ordre et la sécurité pendant la période électorale.

Réactions internationales

Plusieurs pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, ont condamné les violences. L'ambassadeur américain auprès des Nations unies a appelé à des sanctions ciblées contre les dirigeants militaires birmans. De son côté, l'Union européenne a réitéré son soutien à la démocratie en Birmanie et a demandé une enquête indépendante sur les violations des droits de l'homme.

Impact humanitaire

Les violences ont provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les besoins humanitaires sont immenses, avec un accès limité à la nourriture, aux soins de santé et à l'éducation pour les populations touchées. "La communauté internationale doit agir de toute urgence pour protéger les civils et garantir l'accès humanitaire", a déclaré un porte-parole du HCR.

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