Au moins 10 personnes ont été tuées et 46 blessées lundi 6 juillet 2026 dans de nouveaux bombardements de missiles et drones russes sur la région de Kiev, selon les autorités ukrainiennes. Cette attaque d'envergure touche plusieurs immeubles résidentiels, à deux jours d'un sommet de l'Otan à Ankara.
Bilan humain et dégâts matériels
Dans la capitale, au moins neuf personnes ont été tuées et 46 blessées, a indiqué sur Telegram le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkatchenko. Au moins une autre personne est morte dans le district de Boutcha, en périphérie de Kiev, a rapporté le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk.
Dans le quartier de Darnytsky, des débris ont touché un immeuble résidentiel de 25 étages, piégeant des personnes dans des étages supérieurs, indique l'édile. Dans ce même quartier, un incendie a fait rage dans deux étages d'un autre immeuble d'habitation. Ailleurs, dans le quartier de Podilsky, des débris ont touché un immeuble de 21 étages et causé des "destructions partielles". Un entrepôt a aussi pris feu dans le quartier d'Obolonsky.
Secours en cours et réactions
Le maire Vitali Klitschko a déclaré via Telegram que des équipes de secours s'affairaient pour venir en aide aux habitants d'immeubles atteints par les drones et missiles russes. Des journalistes de Reuters ont entendu des séries d'explosions à Kiev et autour de la capitale ukrainienne.
Des drones et missiles russes ont déjà massivement frappé Kiev dans la nuit du jeudi 2 juillet, faisant au moins 21 morts et 85 blessés, lors de la pire attaque sur la capitale, selon son maire, le Kremlin assurant qu'il allait "continuer à augmenter la pression" sur l'Ukraine. Volodymyr Zelensky avait averti dimanche du risque d'une attaque russe imminente.
Contexte diplomatique
Le président ukrainien doit participer mercredi 8 juillet à des "entretiens bilatéraux" avec le président américain en marge du sommet de l'Otan à Ankara, a déclaré Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison Blanche. "Le président va le rencontrer évidemment dans le but de discuter de la manière dont nous pouvons mettre fin à la guerre. C'est pour lui une priorité de longue date", a souligné à l'Agence France-Presse un haut responsable américain s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.



