Ancien para carcassonnais tué en Libye : la thèse de l'assassinat téléguidé
Ancien para carcassonnais tué en Libye : thèse choc

Un nouvel ouvrage intitulé "Mort pour la Françafrique" jette une lumière troublante sur la mort de Pierre Marziali, ancien parachutiste du 3e RPIMa et président de la société carcassonnaise Secopex, abattu le 11 mai 2011 à Benghazi, en Libye. Selon son auteur, Robert Dulas, la thèse officielle d'un contrôle routier qui aurait dégénéré est un écran de fumée. Il affirme que Marziali a été exécuté parce qu'il détenait des informations compromettantes sur des personnalités françaises, et que la France aurait même téléguidé cet assassinat.

Des révélations explosives sur les dessous de la guerre en Libye

Robert Dulas, ami et associé de Pierre Marziali, était présent lors de leur rencontre avec le Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, quelques semaines avant le drame. Ce dernier leur aurait laissé entendre que de hautes personnalités françaises, dont Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, avaient touché d'importantes sommes d'argent de la part du régime Kadhafi. Pour Dulas, les motivations de l'intervention militaire française en Libye relèvent d'"un grand mensonge" et de la raison d'État.

Secopex, un paravent pour un réseau d'espionnage

Le livre révèle également que Secopex servait de couverture à un vaste réseau de collecte de renseignements sur les groupes islamistes radicaux. La société américaine Blackwater, bras armé de la Maison Blanche, était le principal client. Les informations étaient centralisées à Carcassonne, traduites en anglais, puis expédiées aux États-Unis, tandis que seuls les rapports jugés stratégiques pour la France remontaient jusqu'à Paris.

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La découverte fatale : la France soutenait des islamistes et trafiquants

Peu avant sa mort, Pierre Marziali découvre que les insurgés libyens, soutenus par la France, sont infiltrés par des islamistes radicaux et des trafiquants. Le 14 avril 2011, il se rend à l'Élysée avec Robert Dulas pour alerter les autorités. Ironie tragique, quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy avait reçu une délégation de neuf insurgés libyens, parmi lesquels figurait Mustafa el-Sagezli, le numéro 2 de la brigade qui revendiquera l'exécution de Marziali.

Des valises d'argent et un changement de cap brutal

Selon Robert Dulas, personne ne rencontrait Kadhafi sans repartir avec une enveloppe, et à haut niveau, il s'agissait de valises. La France, après avoir longtemps soutenu le dictateur libyen, a brusquement changé de camp en 2011. Marziali, qui en savait trop sur ces compromissions, a payé de sa vie. Pour Dulas, l'assassinat a été "orienté" par la France, et il ne voit pas par qui d'autre.

L'ouvrage "Mort pour la Françafrique", publié aux éditions Stock, compte 330 pages et est vendu au prix de 20,99 euros. Robert Dulas s'est dit prêt à collaborer avec la justice française, qui enquête déjà sur les financements libyens de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

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