En Afghanistan, le régime taliban fait face à des signes croissants de contestation, tant armée que civile, deux ans après sa prise de pouvoir. Des affrontements ont éclaté dans plusieurs provinces, tandis que des manifestations populaires se multiplient, témoignant d'un mécontentement grandissant face à la gestion du pays.
Des affrontements armés dans plusieurs provinces
Des combats ont été signalés dans les provinces de Badakhshan, Baghlan et Kapisa, où des groupes armés locaux, souvent issus de l'ancienne résistance anti-taliban, ont attaqué des postes de contrôle et des convois talibans. Selon des sources locales, au moins 15 combattants talibans ont été tués dans ces affrontements au cours de la semaine dernière. Un porte-parole taliban a démenti ces pertes, affirmant que la situation était sous contrôle.
Des manifestations populaires réprimées
Parallèlement, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Kaboul et à Mazar-i-Sharif, pour protester contre la crise économique et la restriction des droits des femmes. Les forces talibanes ont dispersé ces rassemblements par la force, faisant plusieurs blessés. "Les gens sont exaspérés par la pauvreté et l'absence de perspectives", a déclaré un habitant de Kaboul sous couvert d'anonymat.
Un pouvoir fragilisé par des divisions internes
Le régime taliban est également secoué par des dissensions internes, notamment entre les factions modérées et radicales. Selon des analystes, ces divisions pourraient affaiblir la capacité du gouvernement à maintenir l'ordre. "Les talibans ne sont pas unis. Il y a des luttes de pouvoir qui pourraient dégénérer", estime un expert afghan.
La communauté internationale observe avec attention ces développements, alors que les talibans cherchent toujours une reconnaissance diplomatique. L'ONU a appelé au dialogue et à la protection des droits humains, mais les talibans restent sourds à ces appels.



