Accord Israël-Liban fragilisé par des frappes et le rejet du chef du Parlement libanais
Accord Israël-Liban fragilisé par des frappes et rejet libanais

L'accord de cessez-le-feu signé entre Israël et le Liban en 2024 est de nouveau fragilisé par des frappes israéliennes et le rejet du chef du Parlement libanais, Nabih Berri. Ce dernier a qualifié l'accord de « non conforme aux intérêts du Liban » lors d'une déclaration publique le 29 juin 2026.

Des frappes israéliennes en territoire libanais

Selon des sources militaires libanaises, des avions israéliens ont mené trois frappes aériennes dans la région de la Békaa, à l'est du Liban, dans la nuit du 28 au 29 juin. Ces frappes visaient des infrastructures présumées du Hezbollah, mais ont également touché des zones civiles, faisant au moins cinq blessés légers, selon le ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a justifié ces frappes en affirmant qu'elles répondaient à des tirs de roquettes depuis le Liban, une information démentie par les autorités libanaises. « Aucun tir n'a été enregistré depuis notre territoire », a déclaré un porte-parole de l'armée libanaise.

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Le rejet du chef du Parlement libanais

Nabih Berri, également chef du mouvement Amal et allié du Hezbollah, a exprimé son opposition à l'accord lors d'une conférence de presse à Beyrouth. « Cet accord ne respecte pas la souveraineté libanaise et ne garantit pas la sécurité de notre pays », a-t-il déclaré. Il a appelé à une renégociation des termes, notamment sur le retrait des forces israéliennes des zones contestées.

L'accord, négocié sous l'égide des États-Unis et de la France, prévoyait un cessez-le-feu permanent et la démarcation de la frontière terrestre entre les deux pays. Cependant, sa mise en œuvre a été entravée par des désaccords persistants.

Impact sur la stabilité régionale

Ces développements surviennent alors que la communauté internationale tente de consolider la paix dans la région. Un diplomate européen sous couvert d'anonymat a confié : « Chaque incident fragilise davantage l'accord et augmente le risque d'une escalade. »

Selon des chiffres de l'ONU, plus de 200 violations du cessez-le-feu ont été signalées depuis sa signature, dont 80 attribuées à Israël et 120 à des groupes armés libanais. Ces statistiques montrent la difficulté de maintenir la trêve.

Réactions internationales

Les États-Unis ont appelé les deux parties à la retenue. « Nous exhortons Israël et le Liban à respecter leurs engagements », a déclaré un porte-parole du département d'État. La France a également exprimé sa préoccupation, soulignant la nécessité de préserver l'accord.

Le Hezbollah, de son côté, a menacé de riposter si les frappes israéliennes se poursuivaient. « Nous ne resterons pas les bras croisés face à ces agressions », a averti un responsable du mouvement.

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