Appel de Mahmoud Abbas pour la levée des obstacles israéliens à Gaza
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a lancé un appel pressant, samedi 14 février, lors du 39e sommet annuel de l'Union africaine à Addis-Abeba. Dans un discours retransmis, il a exigé la levée de tous les obstacles imposés, selon lui, par Israël à la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Accusations de violations israéliennes
Mahmoud Abbas a déclaré, par la voix de son premier ministre Mohammad Mustafa, que ces barrières entravent le travail du Comité national palestinien pour l'administration de Gaza (NCAG). Il a souligné la nécessité de permettre un redressement rapide et d'assurer la continuité des services humanitaires. Le président palestinien a accusé Israël de continuer à violer l'accord de cessez-le-feu négocié avec le Hamas, entré en vigueur le 10 octobre sous pression américaine.
Il a ajouté que, depuis l'annonce du cessez-le-feu, plus de 500 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, ce qui menace la durabilité de la trêve et l'application intégrale de sa deuxième phase.
Contexte du plan de paix et blocages
La deuxième phase du plan de paix, annoncée par les États-Unis à la mi-janvier et endossée par l'ONU en novembre, prévoit :
- Un retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza.
- Le désarmement du Hamas.
- Le déploiement d'une force internationale de stabilisation.
Cependant, le Hamas, au pouvoir depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions israéliennes, bien qu'il ait accepté de renoncer à la gouvernance future. L'armée israélienne contrôle toujours plus de la moitié de Gaza, et les deux camps s'accusent mutuellement de violations quotidiennes du cessez-le-feu.
Situation actuelle du comité de gestion
Les quinze experts palestiniens du NCAG, créé pour gérer provisoirement Gaza sous l'autorité du Conseil de la paix de Donald Trump, restent en Égypte. Ceci malgré la réouverture très partielle, le 2 février, du poste-frontière de Rafah, occupé par l'armée israélienne du côté palestinien depuis mai 2024. Cette situation complique les efforts de coordination humanitaire et de redressement dans la région.



