Trump impose une nouvelle surtaxe douanière mondiale après le revers de la Cour suprême
Nouvelle surtaxe douanière de Trump après revers judiciaire

Trump réagit au camouflet judiciaire avec une nouvelle offensive douanière mondiale

Le président américain Donald Trump a riposté au revers infligé par la Cour suprême en mettant en vigueur, ce mardi 24 février 2026, une nouvelle surtaxe douanière de 10% sur les produits importés aux États-Unis. Cette mesure intervient seulement quelques jours après que la plus haute juridiction américaine a jugé illégaux les droits de douane mondiaux précédemment imposés par l'administration Trump.

Une base légale controversée datant de 1974

Pour justifier cette nouvelle offensive commerciale, Donald Trump s'appuie sur une loi de 1974 qui permet au président de rééquilibrer les échanges commerciaux en cas de déséquilibre marqué de la balance des paiements. Le décret présidentiel, signé vendredi dernier, est effectif jusqu'au 24 juillet prochain et remplace intégralement les taux douaniers antérieurs annulés par la Cour suprême.

Cette surtaxe de 10% ne concerne cependant pas les produits canadiens et mexicains importés dans le cadre de l'ACEUM (Accord Canada-États-Unis-Mexique), ni les droits de douane sectoriels spécifiques (variant de 10% à 50%) appliqués à des secteurs comme le cuivre, l'automobile ou le bois de construction. Samedi, le président américain a annoncé son intention de porter ce taux à 15% après un examen approfondi de la décision de la Cour suprême, qu'il a qualifiée de ridicule et extraordinairement antiaméricaine.

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L'Union européenne suspend son accord commercial

Face à ces revirements politiques imprévisibles, l'Union européenne a réagi avec prudence. Le Parlement européen a suspendu lundi l'accord commercial conclu avec Washington l'été dernier, exigeant des clarifications sur la manière dont les États-Unis comptent respecter leurs engagements.

Valérie Hayer, présidente du groupe Renew au Parlement européen, a souligné : Avant tout mouvement au Parlement, une clarté et stabilité totale est indispensable du côté américain. Or, Trump n'offre que l'inverse depuis le début de son mandat. Les Européens craignent que cette nouvelle surtaxe fasse grimper la taxation des produits européens au-delà du plafond de 15% prévu dans l'accord bilatéral.

Le fondement juridique du revers de la Cour suprême

Cette situation découle directement de la décision historique de la Cour suprême américaine vendredi dernier. Les juges ont retoqué la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump, estimant que l'urgence économique invoquée par le président pour contourner l'approbation préalable du Congrès n'était pas justifiée.

Les droits de douane dits réciproques imposés l'an dernier ont été déclarés illégaux car le président avait outrepassé ses prérogatives constitutionnelles, empiétant sur le pouvoir exclusif du Congrès en matière de taxation. Cette décision a provoqué la colère de Donald Trump, qui a accusé la Cour suprême de servir les intérêts de la Chine et affirmé ne pas avoir besoin du Congrès pour imposer de nouvelles taxes douanières.

La nouvelle surtaxe de 10% représente donc une tentative de l'administration Trump de contourner le verdict judiciaire tout en maintenant une pression commerciale sur les partenaires économiques des États-Unis. Cependant, au bout de 150 jours, le gouvernement devra obtenir l'approbation du Congrès s'il souhaite pérenniser ces mesures douanières, renvoyant ainsi le dernier mot aux représentants élus du peuple américain.

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