Coupe du monde 2026 : liesse et fraudes fiscales
Coupe du monde 2026 : liesse et fraudes fiscales

Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, une enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) révèle que des milliards de dollars générés par l'événement échappent au fisc grâce à des montages offshore complexes. Selon les documents consultés, près de 15 % des revenus liés au Mondial, soit environ 2,5 milliards de dollars, transiteraient par des paradis fiscaux.

Un système opaque de sociétés écrans

L'enquête, menée par plus de 60 médias internationaux, met en lumière un réseau de sociétés écrans basées aux îles Caïmans, au Panama et au Luxembourg. Ces entités seraient utilisées par des sponsors, des diffuseurs et même des fédérations nationales pour minimiser leur facture fiscale. « C'est un système bien rodé qui profite de l'opacité des contrats dans le football », explique un porte-parole de l'ICIJ.

La FIFA, organisatrice de l'événement, a annoncé avoir renforcé ses contrôles depuis le scandale de 2015, mais l'enquête montre que des failles persistent. « Les montages offshore sont souvent légaux, mais moralement discutables, surtout quand ils privent les pays hôtes de recettes essentielles », souligne un expert en fiscalité sportive.

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Des milliards en jeu

La Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, devrait générer plus de 15 milliards de dollars de revenus, un record. Mais une part significative de cette manne financière échappe aux impôts locaux. Les trois pays hôtes pourraient perdre collectivement jusqu'à 500 millions de dollars de recettes fiscales, selon les estimations de l'ICIJ.

« Les supporters voient la fête, mais derrière, il y a des liasses qui filent vers les paradis fiscaux », dénonce un syndicaliste du secteur sportif. Les autorités américaines ont déjà ouvert une enquête préliminaire, tandis que le Canada et le Mexique réclament plus de transparence à la FIFA.

Des réformes attendues

Face à ces révélations, des ONG comme Oxfam appellent à une réforme du système fiscal international applicable aux grands événements sportifs. « Il est temps que l'argent du football serve au développement local, pas à enrichir des intermédiaires offshore », insiste un porte-parole d'Oxfam. La FIFA, de son côté, promet de publier un rapport d'audit d'ici la fin de l'année.

Cette affaire rappelle que la Coupe du monde, au-delà de la fête populaire, reste un business juteux où l'optimisation fiscale agressive est monnaie courante. Les supporters, eux, continuent de célébrer leur passion, sans toujours voir les coulisses financières de l'événement.

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