Le président Emmanuel Macron a prononcé son dernier discours aux armées, jeudi 13 juillet, à l'occasion de la cérémonie de vœux au palais de l'Élysée. Dans une allocution solennelle, il a mis en garde contre les dérives du nationalisme, qu'il oppose à un patriotisme qu'il juge nécessaire pour la France.
Un appel à la vigilance face aux nationalismes
« Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais », a-t-il martelé, reprenant une formule déjà utilisée par le passé. Il a estimé que le nationalisme « enferme, divise et conduit à la guerre », tandis que le patriotisme « rassemble et protège ». Cette mise en garde intervient dans un contexte de montée des populismes en Europe et dans le monde.
Macron a également insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté de la France, mais dans le cadre d'une Europe forte. « Nous devons être capables de défendre nos intérêts sans nous replier sur nous-mêmes », a-t-il déclaré, appelant à une Europe de la défense plus intégrée.
Hommage aux forces armées et annonces
Le chef de l'État a rendu hommage aux soldats français engagés sur les théâtres d'opérations extérieures, notamment au Sahel et en Ukraine. Il a salué leur « courage et leur professionnalisme ». Selon l'Élysée, environ 5 000 militaires français sont actuellement déployés en opérations extérieures.
Il a également annoncé une augmentation du budget de la défense pour 2024, conformément à la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit 413 milliards d'euros sur sept ans. « Notre armée doit être à la hauteur des menaces du XXIe siècle », a-t-il justifié.
Un discours de transition
Ce discours marque la dernière intervention de Macron devant les armées avant la fin de son mandat en 2027. Il a voulu tracer une ligne claire entre son héritage et les risques qu'il perçoit pour la démocratie. « La France ne peut pas être grande si elle est seule », a-t-il conclu, appelant à une « communauté de destin » européenne.



