Football : pourquoi la Chine, si ambitieuse, est-elle si nulle ?
Football : pourquoi la Chine est-elle si nulle ?

La Chine, qui ambitionnait de devenir une puissance footballistique mondiale, reste pourtant médiocre sur la scène internationale. Malgré des investissements massifs, l'équipe nationale masculine n'a participé qu'à une seule Coupe du monde, en 2002, et n'a jamais remporté la Coupe d'Asie. Le football féminin, autrefois performant, a également décliné.

Des investissements sans résultats

Depuis les années 2010, la Chine a dépensé des milliards d'euros pour développer le football : construction de stades, recrutement de stars étrangères (comme Paulinho ou Oscar), et programmes de formation. En 2015, le président Xi Jinping a fixé l'objectif de qualifier l'équipe nationale pour la Coupe du monde 2030 et d'accueillir le tournoi en 2034. Pourtant, l'équipe masculine stagne au 80e rang mondial (classement FIFA).

Les causes structurelles

Plusieurs facteurs expliquent cet échec. D'abord, le manque de culture footballistique : le basketball et le tennis de table restent plus populaires. Ensuite, le système de formation est défaillant : les jeunes joueurs sont souvent sélectionnés sur des critères physiques plutôt que techniques, et l'entraînement privilégie la discipline au détriment de la créativité. Enfin, les scandales de corruption dans le football chinois ont entravé le développement. Selon l'analyste sportif Wang Dazhao, « la Chine a copié le modèle économique mais pas la culture du football ».

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Des réformes insuffisantes

En 2015, le gouvernement a lancé un plan de réforme visant à créer 20 000 écoles de football et 70 000 terrains d'ici 2025. Mais les progrès sont lents. Le nombre de licenciés reste faible (environ 1 million, contre 2,5 millions en France). De plus, le championnat local (Chinese Super League) a vu son niveau baisser après les restrictions sur les transferts de joueurs étrangers en 2017.

Un avenir incertain

Malgré les échecs, la Chine continue d'investir. En 2023, le pays a accueilli la Coupe d'Asie féminine et prévoit d'organiser la Coupe du monde des clubs en 2025. Mais sans réformes profondes, le football chinois risque de rester à la traîne. Selon un rapport de la FIFA, « le développement du football en Chine nécessite une approche à long terme, axée sur la base et non sur les résultats immédiats ».

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