Le prince George, âgé de 11 ans et deuxième dans l'ordre de succession au trône britannique, fera sa rentrée en septembre 2025 à Eton College, le plus prestigieux internat du Royaume-Uni. L'établissement, fondé en 1440 par le roi Henri VI, est réputé pour former les élites du pays, avec des anciens élèves comme les Premiers ministres Boris Johnson et David Cameron, ou encore l'écrivain George Orwell. Selon une source proche de la famille royale, le choix d'Eton reflète la volonté de Kate Middleton et du prince William d'offrir à leur fils aîné une éducation « rigoureuse et équilibrée », loin des projecteurs.
Un cadre d'exception pour une éducation d'exception
Eton College, situé à une trentaine de kilomètres de Londres, accueille environ 1 300 élèves âgés de 13 à 18 ans, tous internes. Le coût annuel des frais de scolarité s'élève à 42 000 livres sterling (environ 49 000 euros), ce qui en fait l'un des établissements les plus chers du pays. Le prince George bénéficiera d'un programme académique exigeant, avec des matières classiques comme le latin, le grec ancien, les mathématiques et les sciences, mais aussi des activités extrascolaires très variées. L'aviron y occupe une place centrale : le club d'aviron d'Eton est l'un des plus réputés du Royaume-Uni, remportant régulièrement la célèbre course Oxford-Cambridge. « L'aviron enseigne la discipline, le travail d'équipe et la résilience, des valeurs essentielles pour les futurs dirigeants », explique un ancien élève interrogé par Le Point.
Non-mixité et traditions séculaires
Eton est un établissement non mixte, une caractéristique qui a suscité des débats au Royaume-Uni. Contrairement à d'autres écoles d'élite comme Harrow ou Westminster, Eton maintient une stricte séparation des sexes, justifiée par « une concentration maximale sur les études et le développement personnel », selon le directeur de l'école, Simon Henderson. Cette tradition est critiquée par certains, mais défendue par d'anciens élèves comme l'acteur Eddie Redmayne, qui estime que « la non-mixité permet de forger des amitiés profondes et durables ». Le prince George, qui a fréquenté l'école mixte Thomas's Battersea jusqu'à présent, devra s'adapter à cet environnement exclusivement masculin.
L'autodérision, une vertu cardinale
Au-delà des études et du sport, Eton cultive une culture de l'autodérision, considérée comme un signe de confiance en soi et d'humilité. Les élèves sont encouragés à se moquer d'eux-mêmes et de leurs privilèges, une pratique qui remonte au XIXe siècle. « Les Etoniens apprennent à ne pas se prendre trop au sérieux, ce qui les rend plus accessibles et moins arrogants », souligne un professeur d'histoire de l'école. Cette tradition se manifeste notamment lors des « Speeches », des discours humoristiques où les élèves se ridiculisent volontairement. Pour le prince George, cette capacité à rire de lui-même pourrait être un atout précieux face à la pression médiatique.
Un parcours royal sous les projecteurs
L'entrée du prince George à Eton marque une étape importante dans sa vie publique. Ses parents, le prince William et Kate Middleton, ont veillé à lui offrir une enfance aussi normale que possible, mais son statut d'héritier du trône le place sous une attention constante. Selon une source proche du palais de Kensington, « William et Kate sont conscients des défis que cela représente, mais ils pensent qu'Eton est le meilleur environnement pour préparer George à ses futures responsabilités ». Le prince George suivra les traces de son père, qui a également étudié à Eton, ainsi que de son grand-père, le roi Charles III (bien que ce dernier ait été scolarisé à Gordonstoun, en Écosse).
Une école qui forme l'élite britannique
Avec 20 Premiers ministres britanniques formés dans ses murs, Eton est un symbole de l'élite du pays. L'école a également produit de nombreux écrivains, scientifiques et artistes, comme l'économiste John Maynard Keynes ou le poète Percy Bysshe Shelley. Cependant, son élitisme est régulièrement critiqué, certains y voyant un vecteur d'inégalités sociales. « Eton perpétue un système de privilèges qui verrouille l'accès aux postes de pouvoir », dénonce un porte-parole de l'association pour l'égalité des chances. Malgré ces critiques, l'école reste très prisée, avec un taux d'admission d'environ 25 %.
Le prince George intégrera donc cette institution séculaire, où l'aviron, la non-mixité et l'autodérision sont autant de piliers d'une éducation conçue pour former les dirigeants de demain. Son parcours sera suivi de près, tant par les médias que par les observateurs de la monarchie britannique.



