Des milliers de Cubains ont défilé ce mercredi dans les rues de La Havane à l'occasion du 1er Mai, une journée traditionnellement marquée par des rassemblements ouvriers. Cette année, la mobilisation revêtait un caractère particulièrement combatif, les manifestants exprimant leur rejet des « menaces irrationnelles » de Washington.
Un défilé sous le signe de la résistance
Les participants, vêtus de rouge et brandissant des drapeaux cubains, ont scandé des slogans en faveur de la souveraineté nationale et contre l'impérialisme américain. Le président Miguel Díaz-Canel, présent en tête du cortège, a prononcé un discours virulent dénonçant les sanctions économiques imposées par les États-Unis et appelant à l'unité nationale.
Les menaces de Washington au cœur des discours
Les orateurs ont notamment fustigé les déclarations récentes de responsables américains évoquant un possible durcissement de l'embargo. « Nous ne céderons pas à la pression », a martelé un syndicaliste, tandis que la foule reprenait en chœur « Cuba libre ».
Une mobilisation massive
Les autorités ont dénombré plusieurs centaines de milliers de participants, bien que les chiffres indépendants soient difficiles à vérifier. Les rues de la capitale étaient noires de monde, et des scènes similaires ont été rapportées dans d'autres villes du pays.
Un contexte économique tendu
Cette démonstration de force intervient alors que Cuba traverse une grave crise économique, aggravée par les sanctions américaines et la pandémie. Les pénuries de produits de première nécessité et l'inflation galopante alimentent le mécontentement, mais le gouvernement mise sur la mobilisation patriotique pour maintenir la cohésion sociale.
Le 1er Mai cubain a ainsi été l'occasion de réaffirmer la détermination du peuple à résister, malgré les difficultés. « Nous sommes unis et nous vaincrons », a conclu le président Díaz-Canel sous les acclamations de la foule.



