Plus de dix jours après les violents séismes qui ont frappé le Venezuela, les recherches se poursuivent dans les zones les plus touchées. Plus de 120 chiens sauveteurs venus d'une douzaine de pays ont été mobilisés pour tenter de localiser d'éventuelles victimes encore ensevelies sous les décombres. Alors que les équipes internationales commencent progressivement à quitter le Venezuela, certains secouristes poursuivent les recherches dans les secteurs les plus dévastés.
Des alliés indispensables pour les secouristes
À leurs côtés, plus de 120 chiens spécialisés continuent de parcourir les amas de gravats à la recherche d'un signe de vie. Leur mission consiste à repérer les personnes coincées sous les décombres grâce à leur odorat. Parmi eux figure Sisu, un jeune labrador retriever américain engagé dans sa première mission de secours après un séisme. Avec d'autres chiens venus notamment des États-Unis, du Brésil ou d'Espagne, Sisu évolue sur des terrains instables, sous une chaleur éprouvante et au milieu de structures fragilisées par les effondrements.
Les animaux sont entraînés à détecter l'odeur humaine, la chaleur corporelle ou encore le dioxyde de carbone rejeté par la respiration. Lorsqu'un chien marque un arrêt, les secouristes prennent le relais avec des radars ou des caméras afin de confirmer la présence d'une victime. "Ils font un travail que nous ne pouvons pas faire", résume Alexander Parada, membre du Florida Task Force 2.
Un peu de réconfort dans la catastrophe
Ces missions ne sont pas sans danger. Les chiens peuvent souffrir de déshydratation, se blesser sur les gravats ou s'épuiser au fil des longues heures de recherche. Et malgré ces risques, ils poursuivent leur travail jusqu'à la fin des opérations. Pour leur guide Sylvia Arango, leur présence offre aussi un soutien précieux aux habitants touchés par la catastrophe. "Lorsqu'une personne qui souffre s'approche, nos chiens peuvent la faire sourire", explique-t-elle. Une parenthèse de réconfort au cœur d'un drame qui a fait plus de 3 000 morts et laissé près de 16 000 personnes sans logement.



