Publicité Vidéo. « Elle était à moins de 50 mètres et ne bougeait pas » : récit d'une drôle de rencontre entre notre correspondant et une renarde sur une route varoise. Au retour d'un reportage de Canjuers, Antoine Zinini, correspondant local, a approché de très près une renarde qui semblait lui demander de l'aide. Il raconte cette rencontre peu ordinaire.
Une rencontre inattendue
C'est en rentrant d'un reportage que notre correspondant Antoine Zinini a pu approcher de très près cette renarde. Ce jeudi, alors qu'il rentrait d'un reportage à Canjuers pour notre quotidien, il décide de s'arrêter rendre visite à un ami chasseur d'Aiguines, actuellement en rééducation à Figanières. Mais son trajet va prendre une tout autre tournure : « J'étais à environ deux kilomètres de Vérignon, lorsque j'ai vu une renarde en bordure de route sur ma droite. J'ai immédiatement ralenti, car il est difficile de se croiser sur cette portion de route. La renarde était à présent à moins de 50 mètres et elle ne bougeait pas. » Intrigué par l'immobilité et la non-crainte de l'animal en voyant le véhicule approcher, Antoine décide de s'arrêter un peu plus loin : « D'un coup, il est venu à la portière, mais le temps que je prenne mon téléphone, il avait disparu. »
Un comportement surprenant
Déçu de ne pas avoir pu immortaliser ce moment, notre correspondant redémarre le contact avant d'être une nouvelle fois stupéfait par ce mammifère visiblement très curieux : « Au bout de quelques mètres, je l'ai vu courir sur la route derrière ma voiture comme le ferait un chien que son maître vient d'abandonner. J'ai accéléré et là, je l'ai vu s'asseoir au bord de la route et me regarder m'éloigner, l'air résigné. » Comprenant qu'il vit quelque chose de peu ordinaire, Antoine choisit de stationner sur le bas-côté. Ce chasseur de grand gibier depuis plus d'un demi-siècle décide d'user de ses stratégies pour s'approcher du canidé : « J'ai réussi à me diriger vers elle lentement en lui parlant à voix basse, très doucement. »
Après quelques secondes d'observation, il semble penser que la renarde lui demande de la suivre : « C'était un instant magique, là j'ai vraiment compris qu'un animal sauvage mettait sa confiance en moi et qu'il avait besoin d'aide. »
Un appel à l'aide
Notre correspondant imaginait alors : « J'étais persuadé que ses petits étaient en danger et j'étais tellement heureux de pouvoir tenter de l'aider. » Pendant quelques minutes, les deux sillonnent le bois : « Parfois, elle s'arrêtait, tournait la tête pour voir si je la suivais bien, avant de repartir dans la foulée. » Mais les buissons épineux vont malheureusement lui bloquer la route : « Je les aurais franchis de force avec ma tenue de conducteur de chien de sang, mais là en jean et petite chemise, c'était mission impossible. » Antoine tente, en vain, de contourner pour retrouver la renarde avant d'abandonner non sans un brin de tristesse : « J'ai été tellement déçu de ne pas avoir pu répondre à son appel à l'aide… »
Car malgré ces sollicitations insistantes, la renarde ne s'est pas remontrée. Plus tard dans la soirée, notre reporter est revenu sur les lieux de cette rencontre avec une attention pour l'animal : « J'ai laissé sur des grosses pierres le contenu de deux sachets de viande pour chat. En espérant que ce soit elle qui en bénéficie. »
Un souvenir gravé à jamais
Au lendemain de cette drôle de rencontre, Antoine est encore abasourdi de « ces moments de communion » qui resteront à « jamais gravés dans [ma] mémoire : Moi, un chasseur, un animal sauvage, une renarde a mis sa confiance en moi. » Et de le faire promettre : « À cet instant, je me suis juré que je ne mettrai plus jamais un renard en joue. »



