Comme en 2022, la France affronte le Maroc en phase éliminatoire de la Coupe du Monde, cette fois-ci en quart de finale, ce jeudi 9 juillet à 22 heures (heure de Paris). L’équipe marocaine est composée de joueurs issus du territoire comme de binationaux (dix-neuf joueurs nés à l’étranger), mais cette combinaison sportive, devenue commune pour de nombreuses nations, est avant tout le résultat d’une histoire sociale de l’immigration marocaine assez singulière.
Une immigration dispersée
Avec des joueurs originaires des Pays-Bas comme Noussair Mazraoui, ou d’Espagne comme Achraf Hakimi, la sélection marocaine est le reflet d’une immigration marocaine présente dans de nombreux pays à travers l’Europe et le monde. Une immigration ayant commencé au XXe siècle, qui s’est structurée en réseaux solides, permettant aujourd’hui à la Fédération royale marocaine de football de tisser des liens étroits avec les joueurs binationaux.
Une politique sportive volontariste
Depuis le début des années 2000, le football marocain s’est structuré sur son territoire, tout en développant des liens forts avec les joueurs évoluant à l’étranger. Cette dynamique politique singulière a permis de bâtir une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures nations. Selon Seghir Lazri, auteur de cette carte blanche, « le Maroc a su capitaliser sur sa diaspora pour renforcer son équipe nationale, tout en investissant dans la formation locale ».
Un modèle qui porte ses fruits
Cette approche a déjà montré son efficacité lors de la Coupe du Monde 2022, où le Maroc a atteint les demi-finales, une première pour une nation africaine. Aujourd’hui, en 2026, l’équipe marocaine continue de surprendre, portée par un mélange de talents locaux et de binationaux. Le quart de finale contre la France est l’occasion de mesurer les progrès accomplis.



