Maroc : la Banque mondiale pointe un déficit d'emplois
Maroc : Banque mondiale alerte sur le déficit d'emplois

La Banque mondiale a publié un rapport alarmant sur la situation de l'emploi au Maroc, soulignant que le royaume ne parvient pas à créer suffisamment de postes pour absorber sa population active croissante. Malgré une croissance économique modeste, le taux de chômage reste obstinément élevé, en particulier parmi les jeunes et les femmes.

Un marché du travail sous tension

Selon l'institution internationale, le Maroc a enregistré une croissance moyenne de 3 % par an au cours de la dernière décennie, mais cette performance n'a pas été suffisante pour générer les emplois nécessaires. Le taux de chômage national avoisine les 12 %, mais il atteint des niveaux bien plus élevés chez les 15-24 ans, avec près de 30 % de jeunes sans emploi.

Les causes structurelles

Le rapport identifie plusieurs facteurs expliquant ce déficit d'emplois. Parmi eux, la prédominance du secteur informel, qui emploie une grande partie de la main-d'œuvre sans offrir de protection sociale ni de perspectives d'évolution. De plus, le système éducatif marocain peine à former les compétences recherchées par les entreprises, créant un décalage entre l'offre et la demande de travail.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des disparités régionales marquées

Les disparités régionales sont également pointées du doigt. Les zones rurales, en particulier, souffrent d'un manque d'opportunités économiques, poussant les travailleurs vers les villes où la concurrence est féroce. Les régions du nord et de l'est du pays sont les plus touchées par le chômage.

Des recommandations pour inverser la tendance

La Banque mondiale préconise une série de réformes pour stimuler la création d'emplois. Elle recommande notamment d'améliorer le climat des affaires pour attirer les investissements, de renforcer les programmes de formation professionnelle et de soutenir l'entrepreneuriat. L'institution insiste également sur la nécessité de formaliser l'économie informelle pour offrir de meilleures conditions de travail et de protection sociale.

Le gouvernement marocain a pris acte de ces recommandations et a déjà lancé plusieurs initiatives, comme le plan "Maroc Vert" pour l'agriculture et le programme "Intelaka" pour l'emploi des jeunes. Cependant, les résultats tardent à se concrétiser, et la pression démographique continue d'alimenter les tensions sur le marché du travail.

En conclusion, la Banque mondiale appelle à une action urgente et coordonnée pour éviter que le chômage ne devienne une source d'instabilité sociale au Maroc. La création d'emplois de qualité reste un défi majeur pour le royaume, qui doit concilier croissance économique et inclusion sociale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale