Mali : la menace djihadiste s'intensifie, la junte vacille
Mali : menace djihadiste croissante, junte fragilisée

Le Mali s'enfonce dans la nuit. Quatre ans après le départ des 5 000 militaires français de l'opération antiterroriste Barkhane, la pression djihadiste ne cesse de croître dans cette région du Sahel. Elle menace désormais directement l'avenir de la junte au pouvoir à Bamako, dirigée par l'ancien colonel devenu président, Assimi Goïta.

Un projet de pouvoir absolu

Dès son coup d'État en 2020, l'ambition d'Assimi Goïta était claire : régner sans partage, enterrer toute perspective démocratique et chasser les forces françaises du pays. Avec l'aide des mercenaires russes de Wagner, il a exploité le sentiment antifrançais grandissant pendant l'opération Barkhane pour parvenir à ses fins.

En août 2022, la France a quitté le Mali après neuf ans de lutte contre les djihadistes. Si elle a éliminé de nombreux chefs terroristes, elle a aussi perdu 59 soldats, dont les noms sont gravés sur une stèle à Gao.

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Le chaos comme seule promesse

Peu importe l'endroit du monde où les juntes plantent leur drapeau, elles n'apportent que le chaos. Celle de Bamako ne fait pas exception. Loin de ramener la paix, elle a fragilisé un pays déjà exsangue. Dans ce contexte, une dangereuse alliance s'est formée entre les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (lié à Al-Qaïda) et la rébellion touareg du Front de libération de l'Azawad. Leur objectif commun : faire chuter le régime.

Cette situation rappelle le douloureux souvenir de 2013, lorsque des colonnes djihadistes avaient fondu sur Bamako. Le président François Hollande avait alors lancé l'opération Serval, devenue Barkhane. Treize ans plus tard, l'histoire bégaie.

Une menace persistante

Ces combats nous rappellent que la menace djihadiste n'a pas disparu. Si le Mali tombe entre leurs mains, la population passera d'un joug à un autre. Les islamistes, qui ont déjà proclamé leur volonté d'établir la charia, n'offriront pas plus d'espoir que la junte. Le tableau est d'autant plus inquiétant qu'un renversement d'Assimi Goïta pourrait déstabiliser toute la région. Le Mali ne mérite pas une telle agonie.

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