Un soutien russe en question
Alors que le Mali fait face à une recrudescence des attaques djihadistes, la relation entre la junte au pouvoir et la Russie apparaît de plus en plus fragile. Depuis le coup d'État de 2020, Bamako s'est tourné vers Moscou pour obtenir un soutien militaire, notamment via le groupe Wagner. Cependant, l'efficacité de cette alliance est aujourd'hui remise en cause.
Une offensive djihadiste sans précédent
Les groupes armés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique ont intensifié leurs opérations dans le nord et le centre du pays. Les pertes humaines et territoriales s'accumulent, mettant à mal la stratégie de contre-insurrection menée par l'armée malienne et ses alliés russes. Les experts pointent du doigt un manque de coordination et des divergences tactiques.
Des intérêts divergents
Pour la Russie, le Mali représente un enjeu stratégique pour étendre son influence en Afrique de l'Ouest. Mais les priorités de Moscou semblent parfois éloignées des besoins immédiats de Bamako. La junte, de son côté, cherche à consolider son pouvoir, tandis que les mercenaires russes sont accusés de violations des droits de l'homme, ce qui complique la situation.
Quelles alternatives pour le Mali ?
Face à l'incertitude, le gouvernement malien explore d'autres pistes. Des discussions auraient lieu avec d'autres partenaires internationaux, mais la méfiance envers les anciennes puissances coloniales reste forte. La société civile, elle, réclame une solution politique inclusive, loin des alliances opportunistes.
L'avenir de la lutte antiterroriste au Mali dépendra de la capacité de la junte à diversifier ses soutiens et à répondre aux aspirations de sa population. En attendant, l'offensive djihadiste continue de menacer la stabilité du pays.



