Au moins 50 soldats maliens ont trouvé la mort dans une attaque menée conjointement par des groupes indépendantistes et djihadistes, ont indiqué des sources sécuritaires à l'Agence France-Presse (AFP). L'assaut s'est produit dimanche 18 juillet dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali, une zone en proie à des violences récurrentes.
Déroulement de l'attaque
Selon une source militaire malienne, les combattants ont attaqué un camp de l'armée à l'aube. L'attaque a duré plusieurs heures et a fait de nombreuses victimes. Un responsable local a confirmé le bilan d'au moins 50 morts, ajoutant que des dizaines de blessés ont été évacués vers des hôpitaux. Les assaillants auraient également emporté du matériel militaire.
Revendication et contexte
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque dans un communiqué. Par ailleurs, des sources locales évoquent la participation du Cadre stratégique permanent (CSP), une coalition de groupes indépendantistes touaregs. Cette alliance entre djihadistes et indépendantistes est inédite dans la région. Le Mali est en proie à l'instabilité depuis 2012, avec la multiplication des groupes armés.
Réactions et impact
Le gouvernement malien a condamné l'attaque et promis de renforcer la sécurité. Cette attaque survient alors que les autorités peinent à contrôler le territoire malgré l'aide internationale. Selon l'ONU, plus de 2 000 civils ont été tués au Mali en 2021. La région de Ménaka est particulièrement touchée par les violences intercommunautaires et les attaques djihadistes.



