Le président de transition malgache, Michaël Randrianirina, a officiellement présenté un plan détaillé pour l'avenir politique du pays. Ce document crucial, qualifié de « programme de la refondation », a été remis à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) le samedi 28 février 2026, respectant ainsi l'ultimatum posé par l'organisation sous-régionale en décembre 2025.
Un processus en quatre phases vers une République nouvelle
La feuille de route, divisée en quatre phases distinctes, doit conduire à l'instauration d'une « République nouvelle » d'ici la fin de l'année 2027. Cette initiative répond également aux exigences du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, qui attendait des « échéances précises, visant une conclusion rapide du processus de transition ».
La concertation nationale de 2026 au cœur du projet
Le programme confirme la tenue d'une concertation nationale au cours du deuxième semestre 2026. Cet événement majeur « a pour finalité de recueillir, sur l'ensemble du territoire national et à tous les niveaux de la vie sociale et territoriale, les aspirations, les propositions et les résolutions des citoyens malagasy », précise le document officiel.
Les contributions recueillies lors de cette consultation seront soigneusement consignées et rendues publiques, avec l'assurance qu'aucune opinion ne pourra être exclue du processus. La concertation nationale abordera notamment la « rédaction de la Constitution de la Ve République », bien que les modalités pratiques de cette consultation restent encore à préciser.
Un engagement international fort
La remise de cette feuille de route intervient dans un contexte de pression internationale soutenue sur Madagascar. La SADC et l'Union africaine suivent de près l'évolution de la situation politique malgache, exigeant des avancées concrètes vers une normalisation démocratique.
Le programme présenté par le président Randrianirina représente donc une étape significative dans le processus de transition, offrant un cadre temporel clair et des objectifs définis pour les prochaines années. La communauté internationale attend désormais la mise en œuvre effective de ces engagements.



