Liban : les secouristes ciblés par Israël malgré le cessez-le-feu
Liban : secouristes ciblés par Israël malgré le cessez-le-feu

Au Liban, la trêve supposée ne protège pas les civils. Les secouristes libanais, en première ligne, sont régulièrement visés par les frappes israéliennes. "À chaque sortie, on ne sait pas si on reviendra vivants", confie un ambulancier de la protection civile. Depuis l'instauration du cessez-le-feu, les attaques n'ont pas cessé, mettant en danger ceux qui sauvent des vies.

Un cessez-le-feu fragile et contesté

Le cessez-le-feu, négocié sous l'égide de l'ONU, devait mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah. Pourtant, sur le terrain, les violations sont quotidiennes. Les secouristes, pourtant clairement identifiés par des croix rouges, sont pris pour cibles, ce qui constitue une violation du droit international humanitaire. Selon des sources locales, plusieurs ambulances ont été endommagées et des membres d'équipage blessés.

Témoignages de secouristes

"Nous étions en train de secourir des blessés après un bombardement quand un drone a largué une charge à quelques mètres de nous", raconte Ali, un secouriste de 32 ans. "Nous avons dû abandonner notre mission pour nous mettre à l'abri. C'est devenu impossible de travailler en toute sécurité." Les équipes de secours dénoncent un ciblage systématique, qui les empêche d'accomplir leur mission humanitaire.

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé les parties à respecter le cessez-le-feu et à protéger les personnels médicaux. "Les secouristes ne sont pas des cibles. Ils doivent être protégés en toutes circonstances", a déclaré un porte-parole. Mais les appels restent lettre morte.

Conséquences humanitaires

Cette situation a des conséquences dramatiques pour la population libanaise, déjà éprouvée par des années de crise économique et de conflits. Les blessés ne peuvent pas être évacués rapidement, et les malades chroniques peinent à accéder aux soins. Les hôpitaux, débordés, manquent de moyens et de personnel.

Les autorités libanaises ont déposé une plainte auprès de l'ONU, dénonçant des "crimes de guerre". De son côté, Israël affirme ne viser que des cibles militaires et accuse le Hezbollah d'utiliser les ambulances comme boucliers. Une accusation rejetée par les secouristes.

Un appel à la communauté internationale

Face à cette escalade, des organisations humanitaires appellent la communauté internationale à agir. "Il faut des mécanismes de protection concrets pour les secouristes. Le cessez-le-feu doit être respecté par tous", insiste une responsable de Médecins Sans Frontières. En attendant, les secouristes libanais continuent leur travail, au péril de leur vie.

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