Le navire de croisière néerlandais MV Hondius reste bloqué en mer au large du Cap-Vert, mardi 6 mai 2026, après la confirmation de deux cas de contamination par un variant de la famille des hantavirus. Cinq autres cas suspects sont recensés parmi les quelque 150 personnes à bord. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé ces informations et évoque une possible transmission interhumaine.
Trois passagers décédés
Parmi les sept cas identifiés, trois passagers sont morts : un couple de Néerlandais et un Allemand. Une personne présente de graves symptômes respiratoires aigus, tandis que trois autres présentent des symptômes légers. Aucun nouveau cas symptomatique n'a été signalé depuis. Deux membres d'équipage malades et une personne cas contact doivent être évacués via le Cap-Vert. Le navire devrait ensuite repartir vers les Canaries ou les Pays-Bas, selon la représentante de l'OMS au Cap-Vert.
Des passagers confinés
Les personnes encore à bord du Hondius sont principalement des Britanniques, des Américains et des Espagnols, ainsi que cinq Français. Tous sont soumis à des procédures strictes, notamment des mesures de confinement.
Transmission inhabituelle
Les hantavirus, potentiellement mortels, se propagent généralement par contact avec des rongeurs infectés ou leurs excréments. Selon l'OMS, il n'y avait pas de rats à bord du navire. Les contaminations interhumaines sont rares, mais c'est l'une des pistes privilégiées. Le premier passager touché, un Néerlandais, est mort le 11 avril alors que le navire naviguait dans l'Atlantique Sud. Son corps est resté à bord jusqu'au 24 avril, date à laquelle il a été débarqué à Sainte-Hélène, sa femme l'accompagnant lors de son rapatriement. Trois jours plus tard, l'organisateur de la croisière a appris que cette épouse était tombée malade et était décédée.
Un autre décès
Un autre passager, un Allemand, est mort le 2 mai. Selon l'OMS, le couple néerlandais avait été infecté avant de monter à bord. Ensuite, "nous pensons qu'il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les contacts très proches, les couples mariés, les personnes qui ont partagé des cabines", a expliqué Maria Van Kerkhove, directrice de la préparation et de la prévention des épidémies et pandémies à l'OMS.
Chiffres mondiaux
L'organisation estime qu'il y a entre 10 000 et 100 000 cas d'infection par l'hantavirus chaque année. L'Argentine reste le pays le plus touché, avec un taux de létalité d'environ 32 %, supérieur à la moyenne.



