À Gaza, sous les bombes et dans les décombres, la poésie résiste. Un concours de poésie, organisé par des ONG locales, a rassemblé plus de 500 participants, tous animés par la volonté de dire la vie, l'art et la paix. "Derrière la souffrance, il y a des personnes qui aiment la vie, l'art et la paix", a déclaré l'un des organisateurs.
Un événement inattendu dans l'enfer de la guerre
Le concours, intitulé "Mots d'espoir", s'est tenu dans un centre culturel de la ville de Gaza, miraculeusement épargné par les frappes. Pendant trois jours, des poètes de tous âges ont déclaré leurs textes, évoquant la perte, la résilience et l'espoir. Selon les organisateurs, 60 % des participants étaient des femmes, un signe fort de leur présence dans l'espace public malgré les difficultés.
Le jury, composé d'écrivains et d'universitaires palestiniens, a récompensé trois lauréats. Le premier prix a été attribué à une jeune fille de 16 ans, dont le poème parlait d'un olivier qui renaît après un incendie. "C'est un symbole de notre peuple", a-t-elle expliqué.
La poésie comme thérapie collective
Pour les participants, ce concours est bien plus qu'une compétition. "C'est une manière de résister à l'effacement", explique un psychologue bénévole. "Quand on écrit, on réaffirme son existence, on transforme la douleur en beauté." Selon une étude locale, 70 % des enfants de Gaza souffrent de stress post-traumatique. La poésie devient alors une thérapie.
L'événement a également été l'occasion de collecter des fonds pour des ateliers d'écriture destinés aux enfants. "Nous voulons que cette flamme continue de brûler", a ajouté un organisateur. "Même dans les ténèbres, la poésie est une lumière."
Un message de paix au-delà des frontières
Les poèmes gagnants ont été traduits en anglais et en français, et seront diffusés sur les réseaux sociaux. "Nous voulons montrer au monde que Gaza n'est pas seulement un lieu de guerre, mais aussi de culture et d'espoir", a déclaré un membre du jury. "La poésie est notre arme la plus puissante."
Le concours a reçu des messages de soutien d'écrivains internationaux, dont le poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé en 2008, dont l'influence reste immense. "Ses mots nous inspirent", a confié une participante. "Nous continuons son combat."



