L’humanité pourrait s’éteindre dans 17 100 ans selon l’« argument de l’apocalypse », une théorie statistique remise en avant par des chercheurs. Ce calcul probabiliste, développé dans les années 1980, se base sur les 117 milliards d’humains nés depuis les origines pour estimer la fin de l’espèce.
Une théorie basée sur les probabilités
Les scientifiques estiment qu’environ 117 milliards d’êtres humains sont nés depuis l’apparition de notre espèce. À partir de ce chiffre, certains chercheurs appliquent ce que l’on appelle l’« argument de l’apocalypse », une théorie probabiliste développée dans les années 1980.
L’idée est simple : chaque individu aurait statistiquement autant de chances de naître au début, au milieu ou vers la fin de l’histoire de l’humanité. À partir de cette hypothèse, les chercheurs tentent d’estimer combien d’êtres humains pourraient encore voir le jour avant l’extinction de notre espèce.
Selon leurs calculs, le nombre total d’humains ayant vécu sur Terre pourrait atteindre environ 2 340 milliards avant la disparition de l’humanité, indiquent nos confrères.
Une extinction dans plus de 17 000 ans ?
En tenant compte du rythme actuel des naissances à l’échelle mondiale, cette estimation conduirait à une échéance située dans environ 17 100 ans. Un chiffre qui peut sembler impressionnant mais qui doit être interprété avec prudence.
Cette théorie ne prédit pas un événement précis ni une catastrophe annoncée. Elle repose uniquement sur des probabilités et sur plusieurs hypothèses contestées par une partie de la communauté scientifique.
Une prédiction loin de faire l’unanimité
De nombreux chercheurs soulignent en effet que cette méthode ne prend pas en compte les évolutions technologiques, les changements démographiques ou encore une éventuelle colonisation de l’espace.
L’avenir de l’humanité dépendra aussi de facteurs impossibles à anticiper aujourd’hui, qu’il s’agisse des progrès médicaux, des découvertes scientifiques ou des crises qui pourraient survenir au cours des prochains millénaires.
Une chose est sûre : même selon cette théorie pessimiste, la fin de l’humanité ne serait pas pour demain.



