La pression monte en Europe pour limiter davantage le nombre de visas délivrés à des ressortissants russes. Plusieurs pays, dont les États baltes et la Pologne, plaident pour une restriction plus sévère des visas touristiques et professionnels, estimant que la guerre en Ukraine justifie une telle mesure. La Commission européenne est appelée à réviser sa politique actuelle, qui permet encore à de nombreux Russes de voyager dans l'espace Schengen.
Un débat qui divise l'Union européenne
Si certains États membres sont favorables à un durcissement, d'autres, comme la France et l'Allemagne, se montrent plus prudents. Ils craignent que des restrictions trop fortes ne nuisent aux relations diplomatiques et économiques avec la Russie. Le débat s'intensifie alors que les pays frontaliers de la Russie font face à un afflux de demandes.
Les propositions sur la table
Les pays baltes suggèrent de réduire drastiquement le nombre de visas de tourisme et d'affaires, tout en maintenant des exceptions pour les étudiants, les chercheurs et les opposants politiques. La Pologne propose même une suspension totale des accords de facilitation de visas avec la Russie. Ces mesures visent à envoyer un signal fort au Kremlin.
De son côté, la Commission européenne étudie la possibilité de réviser le code des visas pour permettre une suspension collective. Une décision pourrait être prise lors du prochain sommet des ministres de l'Intérieur. En attendant, les États membres sont invités à renforcer les contrôles aux frontières.
L'impact de ces restrictions pourrait être significatif : en 2019, près de 4 millions de visas Schengen ont été délivrés à des Russes. Une réduction drastique affecterait le tourisme et les échanges économiques, mais les partisans de la mesure estiment que le coût est acceptable face à l'agression russe en Ukraine.



