Esclavage : les États africains et caribéens précisent leurs demandes de réparations
Esclavage : précisions sur les demandes de réparations

Lors d'une réunion internationale à Accra, au Ghana, les représentants des États africains et caribéens ont précisé leurs revendications concernant les réparations pour la traite transatlantique des esclaves. Cette rencontre, qui s'est déroulée du 17 au 19 juin 2026, a abouti à un document commun détaillant les mesures attendues des anciennes puissances coloniales.

Un plan en dix points

Le texte, intitulé « Déclaration d'Accra », énumère dix demandes clés. Parmi celles-ci figurent des excuses officielles, l'annulation des dettes des pays concernés, des investissements dans l'éducation et la santé, ainsi que la création d'un fonds de compensation. Les signataires insistent sur la nécessité d'une reconnaissance juridique de la traite comme crime contre l'humanité.

« Il ne s'agit pas seulement de demander de l'argent, mais de rétablir une justice historique », a déclaré le président ghanéen Nana Akufo-Addo lors de l'ouverture de la conférence. Les participants ont également souligné l'importance de la restitution des biens culturels pillés pendant la période coloniale.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des divergences persistantes

Malgré l'unité affichée, des divergences subsistent sur les modalités de mise en œuvre. Certains pays caribéens, comme la Barbade, plaident pour des réparations directes aux descendants d'esclaves, tandis que les nations africaines privilégient des investissements dans les infrastructures et le développement. Le débat sur le montant des compensations reste également ouvert, les estimations variant de quelques milliards à plusieurs billions de dollars.

Les États européens, notamment le Royaume-Uni, la France et le Portugal, n'ont pas participé à la réunion. Leurs représentants ont indiqué être prêts à engager un dialogue, mais sans reconnaissance préalable de responsabilité juridique.

Prochaines étapes

La Déclaration d'Accra sera présentée lors de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2026. Les pays africains et caribéens espèrent obtenir un mandat pour des négociations formelles avec les anciennes puissances coloniales. Une commission de suivi a été créée pour coordonner les actions diplomatiques.

Cette initiative s'inscrit dans un mouvement mondial croissant en faveur des réparations pour l'esclavage, qui a déjà vu des avancées symboliques, comme les excuses de la Belgique pour son rôle au Congo. Cependant, les experts estiment que des progrès concrets restent lents face à la complexité juridique et politique du dossier.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale