L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé une révision à la baisse du nombre de cas suspects d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, tout en confirmant une hausse des cas avérés. Cette mise à jour, publiée le 2 juin 2026, reflète une meilleure capacité de diagnostic et un suivi épidémiologique renforcé dans les deux pays.
Révision des chiffres en RDC
En RDC, l'OMS a réduit le nombre de cas suspects de 1 200 à 980, soit une baisse de 18 %. En revanche, les cas confirmés ont augmenté de 15 %, passant de 340 à 391. Cette tendance s'explique par l'amélioration des tests de laboratoire et la confirmation rétrospective de certains cas. Les autorités sanitaires congolaises, appuyées par l'OMS et d'autres partenaires, intensifient la surveillance dans les zones touchées, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.
Situation en Ouganda
En Ouganda, le nombre de cas suspects a été revu à la baisse, passant de 450 à 380. Parallèlement, les cas confirmés ont grimpé de 120 à 145. Les équipes médicales déploient des efforts supplémentaires pour contenir la propagation, avec des campagnes de vaccination ciblant les contacts des personnes infectées. Le gouvernement ougandais a également renforcé les contrôles aux frontières avec la RDC.
Réponse internationale
L'OMS souligne l'importance de la coordination transfrontalière pour endiguer l'épidémie. Des fonds d'urgence ont été débloqués pour soutenir les systèmes de santé locaux. Les organisations non gouvernementales, telles que Médecins sans Frontières, participent activement à la prise en charge des patients et à la sensibilisation des communautés.
Défis persistants
Malgré ces progrès, des défis demeurent, notamment l'accès difficile à certaines zones rurales, la méfiance de la population envers les équipes médicales et les mouvements de population. L'OMS insiste sur la nécessité de maintenir une vigilance élevée et de renforcer la surveillance épidémiologique pour éviter une résurgence de la maladie.



