Deux citoyens français sont actuellement détenus au Togo, inculpés pour « fausses déclarations » et « usage de faux documents », selon une information révélée par le journal Libération le 19 août 2025. Les deux hommes, âgés de 37 et 48 ans, ont été arrêtés le 14 août dernier à Lomé, la capitale togolaise.
Les circonstances de l'arrestation
Selon les informations recueillies, les deux Français ont été interpellés alors qu'ils tentaient de prendre un vol à destination de Paris. Les autorités togolaises ont indiqué qu'ils étaient en possession de documents administratifs suspects, ce qui a conduit à leur placement en garde à vue. Le parquet de Lomé a ensuite ouvert une enquête pour « fausses déclarations » et « usage de faux documents », deux infractions passibles de peines de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans.
Les deux hommes, qui travaillent dans le secteur de la logistique, étaient en voyage d'affaires au Togo. Leurs avocats, Me Jean-Pierre M. et Me Sophie K., ont déclaré que leurs clients contestaient les charges retenues contre eux. « Ils nient toute intention frauduleuse », a affirmé Me Jean-Pierre M. dans une déclaration aux médias.
Les réactions des autorités françaises
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé être en contact avec les autorités togolaises et suivre la situation de près. « Nous avons été informés de l'arrestation de deux ressortissants français au Togo. L'ambassade de France à Lomé est en lien avec les autorités locales pour assurer le respect de leurs droits et leur accès à une assistance consulaire », a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
La France n'a pas commenté le fond de l'affaire, mais a insisté sur la nécessité d'un procès équitable. « Nous attendons que la justice togolaise fasse son travail dans le respect des procédures légales », a ajouté le porte-parole.
Les implications juridiques et diplomatiques
Cette affaire intervient dans un contexte de relations diplomatiques tendues entre la France et plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, bien que le Togo reste un partenaire historique de Paris. Les deux Français sont détenus dans la prison civile de Lomé, où ils attendent leur procès. Selon une source judiciaire togolaise, l'audience pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines.
Les chefs d'inculpation retenus contre les deux hommes sont « fausses déclarations » et « usage de faux documents », des infractions prévues par le code pénal togolais. Si les deux hommes sont reconnus coupables, ils encourent une peine de prison allant de un à cinq ans, ainsi qu'une amende pouvant atteindre 500 000 francs CFA (environ 760 euros).
Les avocats des deux Français ont annoncé leur intention de déposer une demande de mise en liberté provisoire dans les prochains jours, arguant que leurs clients ne présentent aucun risque de fuite et qu'ils coopèrent pleinement avec la justice togolaise.



