Les gants de laboratoire faussent les études sur les microplastiques
Gants de labo : une source d'erreur dans les études microplastiques

Une contamination insidieuse dans les laboratoires

Les gants jetables portés par les scientifiques pour manipuler des échantillons environnementaux relâchent des particules qui faussent les résultats des analyses de microplastiques. C'est la conclusion d'une étude américaine publiée récemment, qui met en lumière un biais méthodologique jusqu'alors sous-estimé.

Le stéarate de calcium en cause

Le stéarate de calcium, un lubrifiant ajouté aux gants en fin de fabrication pour faciliter leur démoulage, est le principal responsable. Ce composé rejette des particules dont la composition et la taille sont très similaires à celles du polyéthylène, un plastique couramment recherché dans les analyses. Ainsi, les chercheurs peuvent confondre ces résidus avec de véritables microplastiques présents dans l'environnement.

Selon l'étude, cette contamination a pu affecter des centaines d'analyses, conduisant à une surestimation des taux de microplastiques dans l'air, l'eau ou les sols. Les auteurs appellent à une prise de conscience et à l'adoption de protocoles plus stricts, comme l'utilisation de gants sans poudre ou en nitrile, pour éviter ces artefacts.

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Des implications pour la recherche

Cette découverte souligne la nécessité de revoir les méthodes de prélèvement et d'analyse dans le domaine des microplastiques. Les scientifiques recommandent de tester systématiquement les gants utilisés en laboratoire pour détecter d'éventuelles émissions de particules et de privilégier des alternatives validées. L'étude, publiée dans une revue scientifique de premier plan, invite à une plus grande rigueur pour garantir la fiabilité des données environnementales.

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