Algues vertes : l'État dévoile une nouvelle stratégie après le rapport de la Cour des comptes
Algues vertes : l'État dévoile sa nouvelle stratégie

L'État a présenté, ce vendredi, une nouvelle stratégie pour améliorer la qualité de l'eau en Bretagne, répondant ainsi aux critiques de la Cour des comptes qui l'avait sommé d'agir contre la prolifération des algues vertes. La préfecture de région a détaillé plusieurs mesures, à quelques jours de la venue de la ministre Amélie de Montchalin en Bretagne.

Des analyses de sols renforcées pour mesurer l'azote

La principale avancée concerne l'accentuation des analyses de sols afin de mesurer l'azote, nutriment avéré à l'origine de la prolifération des algues vertes. Ce nutriment est présent en trop grande quantité dans les champs, en raison des plans de fertilisation utilisant des engrais de synthèse ou par l'épandage de déjections animales. Ces analyses concerneront en premier lieu « les exploitations identifiées comme présentant un risque plus élevé de fuites de nitrates », précise la préfecture de région. Si les résultats n'étaient pas satisfaisants, « des plafonds d'azote » seraient imposés, sans que l'on ne sache comment.

Des bandes de protection de 10 mètres et des dérogations

À la demande des agriculteurs, la Bretagne pourra également déroger à certaines obligations administratives, notamment sur les plans d'épandage. « L'objectif est de permettre aux agriculteurs de s'appuyer davantage sur leur expertise agronomique », précise l'État. Pour mieux protéger les cours d'eau, des « bandes enherbées de protection » de 10 mètres bordant les rivières seront imposées. En accord avec l'association Eaux et rivières, la couverture des sols hors période de culture sera également renforcée, limitant le ruissellement des nutriments.

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Une amélioration ralentie malgré une baisse de 23 % des nitrates

Entre 2010 et 2024, les concentrations en nitrates dans les cours d'eau bretons ont diminué de 23 %. Mais « depuis plusieurs années, l'amélioration de la qualité des eaux ralentit », reconnaît l'État. Pour l'heure, seules huit baies étaient concernées par les plans successifs de lutte. La nouvelle stratégie maintient les huit bassins versants sous surveillance, mais intègre aussi les vasières, de plus en plus souillées et difficiles à traiter, ainsi que les zones de captage d'eau potable. L'ensemble des terres sous surveillance représente « environ 20 % de la surface agricole bretonne ».

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