Alors que la saison estivale 2026 vient de démarrer sur le littoral azuréen, les premiers relevés du ministère de la Santé apportent des garanties de Villeneuve-Loubet à Èze. Si 100 % des plages analysées à Nice ou Villefranche-sur-Mer affichent une bonne qualité de l’eau, la commune de Saint-Laurent-du-Var fait face à des fermetures préventives et des interdictions chroniques.
Des résultats globalement positifs
La saison estivale a officiellement démarré le 1er juin sur notre littoral. Alors que les premiers estivants s’aventurent dans la Grande Bleue, l’enjeu de la qualité de l’eau s’impose déjà. Les relevés du ministère de la Santé publiés hier apportent des réponses concrètes aux usagers des 66 plages recensées de Villeneuve-Loubet à Èze.
La bonne nouvelle vient des premiers prélèvements du mois de juin. Lundi, 36 plages – réparties sur les communes de Nice, Villefranche-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat – ont été analysées, et 100 % obtiennent un résultat qualifié de « bon ». Ces chiffres confirment la tendance déjà très favorable observée le mois précédent.
Lors de la campagne de tests menée les 13 et 15 mai, 63 des 64 plages échantillonnées de Villeneuve-Loubet à Èze ont reçu la mention « bonne qualité ». Seule ombre au tableau : la plage Marco-Polo, à Èze, et sa qualité jugée « moyenne » le 15 mai.
Début de saison chaotique à Saint-Laurent-du-Var
Ce tableau n’est pas idyllique partout. À Saint-Laurent-du-Var, le début de saison est pour le moins chaotique. Sur les cinq plages de la commune, trois font l’objet d’une interdiction de baignade depuis mardi « en raison des orages ». Une « mesure préventive » pour Les Vespins, le Beach Club et Les Flots Bleus.
Deux autres plages laurentines sont purement et simplement rayées de façon permanente, pour raisons sanitaires, de la carte des baignades. Le site de la plage Cousteau est fermé depuis 2023 à la suite d’un « classement insuffisant pendant cinq ans consécutifs ». Scénario identique pour la plage de Lansberg, interdite depuis un arrêté communal datant de 2020. Ces deux sites représentent environ 3 % des plages du littoral de Villeneuve-Loubet à Èze.
Les autorités sanitaires classent la qualité des eaux de baignade selon quatre catégories : excellente, bonne, suffisante et insuffisante. Sont mesurées lors des analyses : la présence d’entérocoques intestinaux et d’Escherichia coli.
Le palmarès 2025
Si l’on se penche sur le palmarès définitif de l’année 2025, le littoral azuréen affiche un bilan globalement flatteur, tiré vers le haut par des communes exemplaires. Villeneuve-Loubet réalise ainsi un carton plein avec la totalité de ses sept plages classées « excellentes ». Nice, véritable mastodonte avec ses 26 sites de baignade, maintient un standard très élevé : seize plages à la qualité de l’eau « excellente » et huit de « bonne » qualité, tandis que deux sites (Lanterne et Centenaire) se contentent de la mention « suffisant ».
L’excellence est également la norme à Saint-Jean-Cap-Ferrat (cinq plages sur six) et à Èze (quatre sur cinq). Cagnes-sur-Mer s’en sort avec les honneurs (huit excellentes sur dix), même si la plage du Grand Large glisse vers la catégorie « qualité suffisante ». De leur côté, les estivants de Villefranche-sur-Mer ont pu compter sur une eau de qualité « bonne » sur l’intégralité de leurs quatre plages.
Beaulieu-sur-Mer offre un profil plus contrasté : si l’eau de deux de ses plages est jugée « excellente », celle de la plage des Fourmis n’est jugée que « suffisante ». À l’inverse, cette photographie de 2025 met en exergue les difficultés sanitaires chroniques de Saint-Laurent-du-Var, qui ne compte aucune plage bien classée : trois sites écopent de la note insuffisante (Les Vespins, Beach Club, Les Flots Bleus) et les deux autres (Lansberg, Cousteau) ne sont pas classés en raison de leurs interdictions de baignade.



