Un an après la conférence internationale sur la protection des océans à Nice, le gouvernement français a dévoilé un ensemble de nouvelles mesures visant à renforcer la sauvegarde des écosystèmes marins. Ces annonces, faites ce lundi 8 juin 2026, marquent une étape supplémentaire dans l'engagement de la France en faveur de la biodiversité océanique.
Création de nouvelles aires marines protégées
Parmi les principales dispositions, le gouvernement prévoit la création de plusieurs aires marines protégées (AMP) dans des zones clés de la métropole et des outre-mer. Ces espaces, où les activités humaines seront strictement régulées, visent à préserver les habitats fragiles et les espèces menacées. Au total, ce sont près de 50 000 km² supplémentaires qui seront placés sous protection, portant la couverture des eaux françaises à 35 %.
Extension des zones de non-pêche
Une mesure phare est l'extension des zones de non-pêche, notamment en Méditerranée et dans l'océan Indien. Ces zones, où toute pêche commerciale est interdite, permettront aux stocks de poissons de se reconstituer et aux écosystèmes de se régénérer. Les professionnels de la pêche seront accompagnés financièrement pour s'adapter à ces nouvelles contraintes.
Lutte renforcée contre la pollution plastique
Le gouvernement a également annoncé un plan ambitieux pour lutter contre la pollution plastique, qui menace gravement les océans. D'ici 2030, l'utilisation de plastiques à usage unique sera interdite dans les territoires ultramarins, et des investissements massifs seront réalisés pour améliorer la collecte et le recyclage des déchets plastiques. Des campagnes de nettoyage seront organisées régulièrement sur les plages et en mer.
Surveillance et sanctuaires marins
Pour assurer le respect des nouvelles réglementations, la surveillance des zones protégées sera renforcée grâce à l'utilisation de drones marins et de satellites. Par ailleurs, la création de sanctuaires marins dédiés aux mammifères marins, comme les dauphins et les baleines, est prévue dans le golfe de Gascogne et en Méditerranée.
Coopération internationale et suivi scientifique
La France entend également jouer un rôle moteur dans la coopération internationale pour la protection des océans. Un fonds dédié sera abondé pour soutenir des projets de recherche et de conservation dans les pays en développement. Un comité scientifique indépendant sera mis en place pour évaluer l'efficacité des mesures et proposer des ajustements si nécessaire.
Ces annonces interviennent dans un contexte où les océans subissent des pressions croissantes : réchauffement climatique, acidification, surpêche et pollution. Le gouvernement espère ainsi répondre aux engagements pris lors de la conférence de Nice et contribuer à l'objectif international de protéger 30 % des océans d'ici 2030.
Les réactions des associations environnementales sont partagées. Si elles saluent les avancées, certaines estiment que les mesures restent insuffisantes face à l'urgence. Greenpeace France a notamment appelé à une réduction plus rapide de la pêche industrielle et à une interdiction totale des plastiques à usage unique dès 2027.
Le ministre de la Transition écologique a déclaré : "La protection des océans est une priorité absolue. Ces mesures concrètes montrent notre détermination à agir pour les générations futures." Le suivi de leur mise en œuvre sera présenté chaque année devant le Parlement.



