La Monaco Blue Initiative 2026 s'est ouverte ce mercredi au Musée océanographique de Monaco, sous la présidence du prince Albert II et de la princesse Charlène. Ce rendez-vous international, qui se déroule sur trois jours, vise à renforcer la gouvernance et la protection des océans dans un contexte géopolitique mondial complexe.
Un appel à ne pas reculer
Le prince Albert II a souligné que l'océan, après avoir gagné une place centrale dans l'agenda international, est aujourd'hui menacé par les tensions géopolitiques. Il a dénoncé les subventions nuisibles à la pêche, qui coûtent encore vingt-deux milliards de dollars par an, et a appelé à des cadres clairs pour attirer les investissements dans l'économie bleue.
L'innovation comme moteur
Le Souverain a mis en avant les progrès technologiques, notamment dans le transport maritime, avec des objectifs de neutralité carbone fixés pour 2050. Il a également souligné que près de 3 000 start-ups travaillent sur l'innovation océanique, avec plus de dix milliards de dollars investis en une décennie.
Le rôle de la princesse Charlène
La princesse Charlène a présenté son initiative "The Crossing", une course d'endurance en water bike qui traversera le sanctuaire Pelagos en juin. Elle a insisté sur le lien entre sport et protection de l'environnement, affirmant que l'accomplissement humain et la responsabilité environnementale peuvent progresser ensemble.
Vers une phase opérationnelle
Après la Monaco Blue Initiative, le Blue & Economy Finance Forum (BEFF) se tiendra jeudi et vendredi au Grimaldi Forum. Ce forum, qui en est à sa deuxième édition, vise à concrétiser les engagements financiers pour l'économie bleue. Il abordera notamment l'agenda post-2025 pour l'océan, la gouvernance dans un monde fragmenté et les perspectives ouvertes par le traité de la haute mer.
Le prince Albert II a conclu en rappelant que l'investissement dans l'océan est non seulement responsable, mais aussi rentable, et que l'océan est devenu une classe d'actifs à part entière.



