Après le mois d'avril le plus chaud depuis des lustres, la vague de chaleur de mai, poussée par le réchauffement climatique, a batté des records historiques. Le 30 avril, la station météo de Cazaux a établi un constat : nous avons connu le mois d'avril le plus chaud depuis le début des relevés, devançant de peu avril 2011. Cette température moyenne est supérieure de 3 degrés aux normales 1991-2020.
Des records précoces en mai
Florian Clément, météorologue teichois, sur sa page Facebook « Météo du Pays de Buch », a compté les records dans un post publié le 22 mai : « Une nouvelle référence de chaleur est établie aujourd'hui. En franchissant la barre des 35 °C cet après-midi, la station de Belin-Béliet fait de ce 22 mai la date la plus précoce à laquelle le seuil des fortes chaleurs est atteint sur le Pays de Buch, devançant de quelques jours la date du 26 mai 1973. »
Florian Clément explique que les chaleurs de mai, plus fraîches au début, ne permettront pas « d'enregistrer le premier mois sous les normales depuis septembre 2024 ». Ajoutons un élément : la température de l'eau est largement supérieure (+ 2,7 °C) à la moyenne 2006-2025. Le réchauffement climatique n'en finit plus d'être constaté.
Conséquences et perspectives
Ces records s'inscrivent dans une tendance lourde de hausse des températures, liée aux activités humaines. Les épisodes de chaleur précoce deviennent plus fréquents et plus intenses, affectant les écosystèmes, l'agriculture et la santé publique. Les autorités appellent à la vigilance face à ces phénomènes extrêmes.



