Le parc éolien d'Oléron relancé dans un appel d'offres géant pour dix parcs maritimes
Parc éolien d'Oléron relancé dans un appel d'offres géant

Le parc éolien d'Oléron obtient une seconde chance dans un plan national ambitieux

Le projet de parc éolien en mer au large d'Oléron connaît un rebondissement significatif. Ce jeudi 2 avril, dans le cadre de la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), le gouvernement a dévoilé un appel d'offres géant baptisé AO10. Ce plan prévoit la construction de dix parcs éoliens répartis sur toutes les façades maritimes françaises, représentant une puissance totale de 10 gigawatts. Le projet oléronais, qui avait subi un échec retentissant en septembre dernier lorsque aucun candidat n'avait déposé d'offre, fait partie intégrante de cette nouvelle initiative.

Un projet ambitieux avec des défis techniques

Le parc prévu au large d'Oléron s'étendra sur une zone de 180 kilomètres carrés et développera une puissance de 1 200 mégawatts en éolien posé. Pour les dix parcs concernés, l'État garantit aux futurs exploitants un prix d'achat de l'électricité inférieur à 100 euros le mégawattheure. « C'est une moyenne, ça me paraît atteignable », commente Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, qui exprime sa satisfaction face à cette annonce.

Le plafond de 100 euros du MWh avait constitué un frein majeur lors du premier appel d'offres, particulièrement pour le projet oléronais où les coûts s'annoncent conséquents en raison de la profondeur du site (70 mètres) et de son éloignement des côtes (40 kilomètres). Le gouvernement précise qu'il s'agit d'une moyenne sur l'ensemble des dix parcs, ce qui signifie que le projet d'Oléron pourrait finalement afficher un prix supérieur à cette barre symbolique.

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Confiance renouvelée et expérience accumulée

Jules Nyssen se montre confiant quant aux chances de succès de ce nouvel appel d'offres. « Les opérateurs ont l'expérience du premier appel d'offres sur lequel ils ont travaillé, ils ont accumulé des connaissances », souligne-t-il. Cette confiance s'appuie également sur des précédents encourageants, comme le parc dans la Manche attribué en 2025 au consortium de TotalEnergies avec un prix de vente du MWh à seulement 66 euros.

L'annonce gouvernementale a été accueillie avec soulagement par les acteurs économiques locaux de Charente-Maritime, où la filière éolienne est en pleine expansion. Le Grand Port maritime de La Rochelle, qui a déjà investi dans des infrastructures dédiées, voit ainsi ses perspectives se conforter.

Oppositions persistantes et calendrier précis

Du côté des opposants, l'ambiance reste nettement moins enthousiaste. Le collectif Nemo (Non à l'éolien marin à Oléron et à ses extensions), mené par son président Dominique Chevillon, continue de pointer « les graves incidences des parcs éoliens sur la faune marine ». Il souligne qu'aucun parc éolien au monde n'existe à une telle profondeur, ce qui multiplie les défis techniques et les coûts associés.

La prochaine étape concrète sera la désignation des entreprises lauréates autorisées à participer à l'appel d'offres. Selon les indications gouvernementales, cette sélection devrait intervenir fin 2026 ou début 2027. Concernant le projet oléronais, il est important de noter qu'un deuxième parc, initialement envisagé à plus long terme et potentiellement en éolien flottant, a été retiré d'un précédent appel d'offres l'an dernier et ne figure plus à l'ordre du jour pour le moment.

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