Au moins vingt-cinq personnes, dont six policiers, ont été tuées lors d'une attaque armée survenue dans le nord du Honduras, ont annoncé les autorités locales ce vendredi 22 mai. L'incident s'est produit dans le département d'Atlántida, une région connue pour être un foyer de violence liée aux gangs et au trafic de drogue.
Déroulement des faits
Selon les premiers éléments de l'enquête, un groupe d'hommes armés a ouvert le feu sur un convoi de police qui transportait des détenus. Les assaillants ont ensuite attaqué des civils dans les environs. Le bilan provisoire fait état de 25 morts, dont six membres des forces de l'ordre. Plusieurs personnes ont également été blessées et transportées à l'hôpital.
Réaction des autorités
La présidente du Honduras, Xiomara Castro, a condamné cette attaque et promis que les responsables seraient traduits en justice. Elle a décrété un deuil national de trois jours. Le ministre de la Sécurité, Gustavo Sánchez, a ordonné le déploiement de renforts policiers et militaires dans la région pour traquer les auteurs.
Contexte de violence
Le Honduras est l'un des pays les plus violents d'Amérique latine, avec un taux d'homicides élevé. Les gangs comme la Mara Salvatrucha (MS-13) et Barrio 18 se livrent une guerre sans merci pour le contrôle des territoires et du trafic de stupéfiants. Les forces de l'ordre sont régulièrement la cible d'attaques. En 2025, plus de 80 policiers ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions.
Cette attaque survient alors que le gouvernement hondurien tente de mettre en œuvre une politique de sécurité renforcée, avec l'état d'urgence dans plusieurs régions. Les organisations de défense des droits humains dénoncent cependant des abus et une militarisation excessive.
L'ambassade des États-Unis au Honduras a offert son soutien aux autorités locales et proposé une collaboration pour l'enquête. Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes.



