L'Agence régionale de santé (ARS) annonce une surveillance renforcée en Occitanie contre le moustique tigre en raison de sa capacité à transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le Zika. Ce dispositif, actif du 1er mai au 30 novembre, vise à réduire le risque de transmission locale de ces virus.
Une mobilisation renforcée pour limiter l'invasion
Un cas autochtone désigne une personne contaminée localement, sans voyage récent dans une zone à risque. L'été dernier, douze cas autochtones ont été identifiés à Mauguio entre juillet et septembre 2025. L'année 2025 a été exceptionnelle pour la transmission du chikungunya en Occitanie et en France. L'ARS a recensé 113 cas importés de chikungunya (contre 3 en 2024) et 117 cas importés de dengue (contre 178 en 2024).
Par ailleurs, 89 cas autochtones de chikungunya ont été comptabilisés, contre aucun en 2024, et six cas de dengue autochtone, contre cinq l'année précédente. L'ARS rassure : il n'y a actuellement pas de circulation active de ces virus en métropole. Les cas signalés sont importés par des voyageurs. L'objectif est d'éviter l'établissement d'un cycle de transmission autochtone.
Le moustique tigre : un voisin proche
Le moustique tigre se déplace peu, généralement dans un rayon de 150 mètres autour de son lieu de naissance. Sa présence près des habitations indique une naissance à proximité. Aucune méthode n'est totalement infaillible, mais la combinaison d'actions individuelles et collectives réduit efficacement sa prolifération et le risque de transmission.
La vigilance repose sur la mobilisation de tous : professionnels de santé, voyageurs exposés et citoyens sensibilisés aux gestes de prévention. Pour plus d'informations, consultez occitanie.ars.sante.fr.



