Le pétrole s'envole à nouveau ce jeudi, le baril de Brent ayant bondi de 7,5 % pour dépasser les 126 dollars en Asie. Le marché est affolé par la perspective d'un blocus prolongé du détroit d'Ormuz et par les possibles options militaires étudiées à Washington.
Un doublement du prix en un mois
Ce niveau est le double du cours avant l'attaque lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février. Cette offensive a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions économiques se font sentir chaque jour davantage.
Le blocus jugé « hautement efficace »
Un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison-Blanche envisageait de « poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire ». Donald Trump a commenté : « Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements », dans un entretien avec Axios. Selon l'amiral Brad Cooper, commandant américain pour le Moyen-Orient, 42 bateaux ont été interceptés et 41 tankers ne peuvent quitter l'Iran, qualifiant le blocus de « hautement efficace ».
Des options militaires sur la table
Le marché s'est également emballé après que Axios a affirmé que Donald Trump devait être briefé jeudi par l'armée sur de possibles nouvelles actions militaires contre l'Iran. Le Centcom a préparé des options prévoyant une vague de frappes « courtes et puissantes », probablement contre des infrastructures, pour sortir de l'impasse des négociations.
Mise en garde de Poutine
Lors d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les « conséquences dommageables » d'une nouvelle action militaire, non seulement pour l'Iran et ses voisins, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale.
Impasse prolongée redoutée
Les experts du cabinet DNB notent que « les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n'émerge », redoutant une « impasse prolongée » alors que les pourparlers sont au point mort. De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, accuse les États-Unis de vouloir « activer la pression économique et les divisions internes pour nous affaiblir ou même nous faire nous effondrer de l'intérieur ».



