Planification : cesser de soutenir les secteurs déclinants
Planification : fin du soutien aux secteurs voués à décliner

Dans une tribune publiée par Le Monde le 26 juin 2026, des économistes et experts appellent à un changement radical dans la politique de planification en France. Selon eux, pour renouer avec une planification efficace, il est impératif de cesser de soutenir les secteurs qui ont vocation à décliner.

Un constat alarmant sur les subventions publiques

Les auteurs de la tribune soulignent que les pouvoirs publics continuent d'allouer des milliards d'euros de subventions à des industries en perte de vitesse, comme les énergies fossiles ou certaines branches de l'automobile. Ces aides, souvent justifiées par la préservation de l'emploi à court terme, freinent en réalité la transition vers une économie plus durable et compétitive.

Selon les données citées dans l'article, la France a consacré près de 15 milliards d'euros en 2025 à soutenir des secteurs en déclin, un montant qui aurait pu être investi dans des filières d'avenir comme les énergies renouvelables ou l'économie circulaire.

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Les conséquences d'un soutien prolongé

Les économistes expliquent que maintenir artificiellement des secteurs déclinants retarde les nécessaires reconversions professionnelles et industrielles. Ils pointent du doigt le cas de l'industrie charbonnière, qui bénéficie encore de certaines aides malgré son impact environnemental et sa faible rentabilité.

« Chaque euro investi dans un secteur voué à disparaître est un euro volé aux générations futures », déclare l'un des signataires, cité dans la tribune. Cette situation crée également des distorsions de concurrence et décourage l'innovation dans les secteurs émergents.

Vers une nouvelle approche de la planification

Pour les auteurs, la planification doit être repensée comme un outil de transformation structurelle, et non de conservation du statu quo. Ils préconisent une évaluation rigoureuse de l'impact à long terme des aides publiques, avec des critères clairs de viabilité économique et environnementale.

Ils proposent notamment de conditionner tout soutien public à un plan de transition crédible vers des activités durables, et de renforcer les dispositifs d'accompagnement des travailleurs vers les métiers de demain.

Un appel à la responsabilité politique

La tribune interpelle les décideurs politiques sur l'urgence d'agir. Alors que la France s'est engagée dans une trajectoire de neutralité carbone d'ici 2050, le maintien de subventions aux secteurs polluants est en contradiction avec ces objectifs.

Les économistes estiment que la réorientation des aides pourrait générer jusqu'à 200 000 emplois nets dans les filières vertes d'ici 2030, selon des projections de l'ADEME. Un chiffre qui devrait inciter à une révision en profondeur des politiques de planification.

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