Le gouvernement a publié au Journal officiel le décret fixant les pénalités financières applicables aux vêtements d'ultrafast fashion. Dès le 1er septembre, les consommateurs devront payer un supplément pour ces articles. Pour une veste, la pénalité atteint 19,50 €, selon le texte officiel.
Un barème progressif selon le vêtement
Le décret, paru le 28 août, détaille les montants exacts. Les pénalités varient selon le type de vêtement : une veste coûtera 19,50 € de plus, tandis que d'autres articles subiront des suppléments moindres. Ce barème a été conçu pour refléter l'impact environnemental de chaque pièce.
Cette mesure s'inscrit dans la loi sur le climat et la résilience, qui vise à réduire l'empreinte carbone de l'industrie textile. Le gouvernement a choisi de cibler spécifiquement l'ultrafast fashion, un modèle économique basé sur des collections renouvelées très fréquemment à bas prix.
Un impact direct sur les prix et la consommation
Les consommateurs verront donc une hausse visible sur les étiquettes dès le 1er septembre. Pour une veste, l'addition grimpe de près de 20 €, ce qui pourrait dissuader certains achats impulsifs. Les marques concernées devront également afficher clairement ces pénalités sur leurs sites et en magasin.
Le décret précise que les pénalités s'ajoutent au prix affiché et sont reversées à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Ces fonds financeront des programmes de recyclage et de réduction des déchets textiles.
Une première en Europe
La France est le premier pays européen à instaurer une telle taxe sur l'ultrafast fashion. Cette initiative pourrait inspirer d'autres États membres, alors que l'Union européenne travaille sur une stratégie textile durable. Les associations environnementales saluent cette avancée, tout en appelant à étendre le dispositif à d'autres catégories de produits.
Concrètement, dès la semaine prochaine, les consommateurs français devront intégrer ce surcoût dans leur budget. Les commerçants, eux, devront adapter leurs systèmes de caisse et leurs communications. Cette mesure marque une étape significative dans la régulation d'un secteur en pleine croissance.



