Alors que la France connaît une canicule, un pont du 14-Juillet et les premiers grands départs en vacances, la SNCF prévoit d'assurer un service « normal » pour ses TGV, avec 3.700 TGV programmés sur le week-end. Aucune annulation de TGV n'est envisagée, mais un quart d'entre eux sont déjà complets, a indiqué SNCF Voyageurs vendredi. En revanche, un train Intercités sur trois sera supprimé aux heures les plus chaudes, avec des solutions de remplacement par autocars.
1,9 million de clients TGV attendus jusqu'au 14 juillet
Au total, pour le premier week-end de grands départs en vacances d'été, 1,9 million de clients TGV sont attendus jusqu'au mardi 14 juillet, selon SNCF Voyageurs. Parmi eux, un million partiront de Paris. Pour les lignes Intercités, en raison de la vétusté du matériel roulant, un tiers des liaisons sont supprimées sur les axes Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse et la « transversale sud » Marseille-Toulouse. Tous les trains de nuit Intercités seront en revanche maintenus.
Affrètement d'autocars et trains supplémentaires
Vendredi, la SNCF a transporté 93 % de ses clients entre Paris et Clermont, et 91 % des voyageurs du Paris-Limoges-Toulouse. Pour améliorer le service, elle affrète des autocars (trois allers-retours sur Paris-Clermont et trois sur Paris-Limoges-Toulouse), remet en circulation un train supplémentaire sur Paris-Clermont, et double la capacité de certains trains, qui passent de 7 à 12-14 voitures.
TER : plan de transports tenu, adaptations possibles
Pour les trains régionaux TER, SNCF Voyageurs indique que le plan de transports est « tenu comme prévu ». « Quelques adaptations sont possibles à la marge dans les régions où les températures sont les plus élevées, pour la sécurité et le bien-être des clients et agents, et pour préserver le matériel roulant dans la durée », précise l'entreprise sans donner de détail.
Climatisation : un arrêt de sécurité en cas de forte chaleur
La SNCF a expliqué pourquoi la climatisation cesse de fonctionner dans les trains les plus anciens, notamment les Corail des lignes Intercités conçus dans les années 70-80. Ces trains ont été conçus pour des températures maximales de 35 à 38 degrés, ceux des années 2000 à 2020 résistent jusqu'à 38 à 41 degrés, et les plus récents supportent des pics au-delà. « Malgré tous nos efforts, dans certains trains la climatisation a cessé de fonctionner, nous en sommes sincèrement désolés », déclare un porte-parole de SNCF Voyageurs dans un post sur LinkedIn. « Lorsque le seuil limite de température est atteint, la climatisation se met en sécurité, s'arrête, car si elle continue de fonctionner elle risque d'être définitivement endommagée », ce qui oblige ensuite à immobiliser le train pendant plusieurs jours pour remplacer les composants cassés, ajoute-t-il.



