En cette fin d'année 2025, Midi Libre vous propose de revenir sur les informations qui ont marqué l'actualité régionale de ces douze derniers mois. Retour sur les titres qui ont fait la Une en septembre.
Nouveau record au ZEvent
Plus de 16 millions d'euros : le plus gros événement caritatif en ligne de France, ZEvent, a explosé son record à la clôture de sa 9e édition. L'événement s'est tenu du 5 au 8 septembre dans une ambiance survoltée au Corum de Montpellier. Dans une salle sans fenêtre à l'arrière du palais des congrès, chacun derrière leur écran, une quarantaine de streamers ont relevé des défis pour leur communauté. Cette année, pour la première fois, ils étaient rejoints par plus de 250 streamers en ligne. Le montant final s'élève à 16 179 096 euros, récoltés au profit d'associations œuvrant pour les patients et les aidants, dont La ligue contre le cancer, l'Association française des aidants, Le rire médecin (clowns hospitaliers) ou Sourire à la vie (soins de supports pour les enfants atteints de cancer), se sont félicités les organisateurs sur X.
Le chamane Loup Blanc condamné à 16 ans de réclusion criminelle
Cyrille Adam, 73 ans, alias "Loup Blanc", a été condamné le 29 septembre par la cour d'assises du Vaucluse à 16 ans de réclusion criminelle, dont deux-tiers de sûreté, pour viols et abus de faiblesse sur ses adeptes. Le chamane autoproclamé, déjà condamné en première instance, était rejugé en appel. Malgré ses dénégations et le soutien de ses fidèles, les jurés ont reconnu l'existence d'une emprise sectaire sur ses victimes. Les faits se sont déroulés entre le Gard, le Tarn-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales, notamment dans une propriété achetée un million d'euros par ses adeptes à Prat-de-Mollo. L'enquête et les débats ont mis en lumière un enseignement mystique mêlant chamanisme, tantrisme et dérives sexuelles, sous couvert de "travail spirituel". Plusieurs femmes ont rapporté des relations imposées, des humiliations, des interdictions de contacts extérieurs ou de consommation de viande.
Un homme meurt de la rage à Perpignan
Un homme d'une trentaine d'années est mort de la rage le 25 septembre à l'hôpital de Perpignan, a-t-on appris cette semaine. Il y avait été admis le 18 septembre avec des symptômes caractéristiques de la maladie : hydrophobie et convulsions. Il s'agit du premier cas mortel recensé en France métropolitaine depuis 2023. Le diagnostic a été confirmé par le Centre national de référence de la rage à l'Institut Pasteur. La mort est "très probablement" liée à une morsure de chien, selon le Dr Julian Cornanglia, infectiologue au centre hospitalier de Perpignan. Les analyses ont révélé une souche "de type canine". L'homme avait effectué un voyage au Maghreb, sans qu'on connaisse à ce stade la date ni le pays visité. Le virus de la rage pouvant avoir une incubation longue, les autorités retracent ses déplacements sur l'année écoulée. Il travaillait dans une jardinerie de Perpignan, selon L'Indépendant. Une dizaine de soignants de l'hôpital ont été vaccinés par précaution. "La rage ne se transmet pas d'humain à humain", a rassuré le Dr Cornanglia.
En France et dans le monde
Le 10 septembre, près de 200 000 manifestants ont participé partout en France au mouvement "Bloquons tout", selon le ministère de l'Intérieur. À Montpellier, jusqu'à 7 000 personnes ont défilé et se sont rassemblées place de la Comédie lors de cette journée qui s'annonçait particulièrement tendue. Une semaine plus tard, ce sont entre 500 000 et 1 million de personnes qui étaient présentes dans les rues à l'occasion de la journée de mobilisation intersyndicale. Le 9 septembre, François Bayrou n'a pas eu la confiance des députés après avoir présenté son budget. Le gouvernement chute et Sébastien Lecornu lui a succédé en étant nommé Premier ministre. Depuis, la France traverse une crise politique sans précédent.



