L'espérance de vie a connu une progression spectaculaire à travers le monde depuis un siècle, malgré des perturbations majeures comme les deux guerres mondiales, la grippe espagnole, le sida ou la pandémie de Covid-19. Parallèlement, les dépenses de santé n'ont jamais été aussi élevées dans les comptes publics et sociaux, la France se classant parmi les premiers pays de l'OCDE en la matière.
Un accès aux soins quasi universel
En France, l'accès aux soins est quasi universel, couvrant l'ensemble de la population. Le service public de santé se distingue par sa qualité et son efficacité : les riches comme les pauvres se font soigner dans les grands hôpitaux publics pour des pathologies graves ou courantes. Cette égalité d'accès est un atout majeur du système français.
La prévention, parent pauvre du système
Cependant, la prévention ne représente que 2,6 % des dépenses totales de santé, une part dérisoire selon les experts. Alors que les Français sont relativement égaux face à des actes techniques comme la pose d'un stent après un infarctus ou l'administration des dernières thérapies contre le cancer et les maladies rares, il n'en va pas de même pour la prévention de ces pathologies. Cette lacune creuse des inégalités face aux risques évitables.



