Monique Barbut à Nîmes : ses vérités sur le climat et l'écologie
Monique Barbut à Nîmes : vérités sur le climat

Monique Barbut à Nîmes : canicules, inondations, incendies, loup, cadmium… les vérités de la ministre de l’Écologie

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, était présente à Nîmes le 4 juin pour lancer la campagne nationale de prévention des feux de forêt. Lors de cet événement, elle a abordé plusieurs sujets brûlants, allant des risques climatiques à la gestion des espèces invasives.

Prévention des feux de forêt : des moyens renforcés

Interrogée sur les actions menées, la ministre a souligné l'importance du débroussaillement. « Nous avons multiplié les patrouilles de l’ONF, avec 118 personnes supplémentaires depuis 2023, et 1 600 forestiers sur le terrain. Les contrôles liés au débroussaillement ont été multipliés par six », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que le risque de feu d’habitation diminue de 90 % si tout est entretenu, et qu’en 2025, 50 000 personnes ont été sensibilisées.

Transition écologique dans un contexte tendu

Malgré la crise économique et les conflits internationaux, Monique Barbut insiste sur l’urgence climatique. « Le réchauffement climatique devrait être prioritaire. Les ventes de voitures électriques ont explosé. L’État a présenté la PPE et le plan d’électrification pour les transports et le logement, afin d’assurer notre souveraineté énergétique », a-t-elle expliqué. Elle a également évoqué les inondations de l’hiver et la canicule précoce de mai, affirmant qu’il ne s’agit plus seulement d’écologie, mais de sécurité nationale.

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Éolien en mer et énergies renouvelables

À propos de la PPE qui revoit à la baisse l’éolien en mer, la ministre a précisé : « Les énergies renouvelables doivent compléter le nucléaire. Nous visons 15 GW à l’horizon 2035 et 45 GW en 2050, une trajectoire réaliste. En Méditerranée, nous ne sacrifierons pas les paysages, la biodiversité marine et la pêche. »

Loup : des tirs de défense controversés

Sur la loi d’urgence agricole autorisant les tirs de défense des loups avec des lunettes à visée nocturne, Monique Barbut s’est montrée réservée : « Je n’y étais pas favorable. Ces lunettes sont très compliquées à utiliser, il est presque impossible de ne pas confondre un loup et un chien. » Elle a rappelé que le seuil de viabilité des loups en France, selon les scientifiques, est de 2 000 à 3 000 individus, alors qu’il n’y en a que 1 300 actuellement.

Zones humides et cadmium

Concernant les zones humides « non fonctionnelles » menacées par un projet de loi, la ministre a indiqué que seules les zones fortement dégradées seraient concernées, et que les décrets préciseront les mesures de compensation. Sur la réduction du cadmium dans les engrais phosphatés, elle a soutenu la proposition de loi votée le 3 juin, alignée sur les recommandations de l’Anses, et a souligné l’existence d’alternatives compatibles.

Mégabassines et gestion de l’eau

Interrogée sur les mégabassines, Monique Barbut a déclaré : « Le stockage de l’eau est nécessaire, mais la mégabassine n’est pas une réponse générale. Je privilégie les retenues collinaires et la réutilisation des eaux usées traitées. » Elle a insisté sur l’urgence face aux zones où l’eau se fait de plus en plus rare.

Notoriété et avenir politique

Reconnaissant un déficit de notoriété, la ministre a affirmé : « Je n’ai aucune ambition politique personnelle, c’est ma force. Je suis là pour agir concrètement, comme pour les espèces invasives dans le Var. » Quant à l’avenir du gouvernement, elle a estimé qu’il ne reste plus assez de temps pour une loi d’ampleur avant février 2027, mais qu’il faut accélérer l’exécution des politiques déjà votées, notamment les décrets en attente.

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