Une ministre discrète au gouvernement
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique depuis octobre, peine à s'imposer sur la scène politique. Ancienne présidente du WWF, elle était quasi inconnue du grand public lors de sa nomination. Sept mois plus tard, sa discrétion interroge.
Ce mardi 19 mai, elle sera à l'Assemblée nationale pour défendre le volet environnemental du projet de loi d'urgence agricole. Un texte controversé qui prévoit des mégabassines, la régulation du loup et la réintroduction de certains pesticides, provoquant la colère des écologistes.
« Je sais combien il est très difficile d'être ministre de l'Environnement mais je suis frappée qu'on ne l'entende pas et qu'elle ne s'autorise pas parfois quelques saillies », confie l'ancienne ministre Corinne Lepage.
Un silence qui interroge
Placée en quatrième position dans l'ordre protocolaire du gouvernement, Monique Barbut semble pourtant en retrait. Ses prises de parole sont rares, et son action peine à être visible. Les associations environnementales regrettent un manque de fermeté sur des dossiers clés comme la biodiversité ou le climat.
Le projet de loi d'urgence agricole cristallise les tensions. Les écologistes dénoncent un recul environnemental sans précédent. Mais la ministre reste fidèle à la ligne gouvernementale, sans éclats ni déclarations choc.
Reste à savoir si cette stratégie de discrétion est volontaire ou subie. En attendant, Monique Barbut continue de travailler dans l'ombre, loin des projecteurs.



