Emmanuel Macron se rend ce jeudi 16 juillet à Fontainebleau, en Seine-et-Marne, pour constater les dégâts causés par l'incendie qui a ravagé 400 hectares de la forêt emblématique. Le feu, qui a débuté mercredi après-midi, est désormais maîtrisé, mais les autorités restent vigilantes face aux risques de reprise.
Un incendie rapide et dévastateur
L'incendie s'est déclaré vers 14 heures mercredi, dans un secteur difficile d'accès de la forêt de Fontainebleau. Grâce à l'intervention rapide de près de 300 pompiers, appuyés par des avions bombardiers d'eau, le feu a pu être contenu en fin de soirée. Aucune victime n'est à déplorer, mais la superficie brûlée est estimée à 400 hectares, soit environ 1,5 % de la surface totale de la forêt.
Selon la préfecture de Seine-et-Marne, l'origine de l'incendie reste indéterminée, mais les conditions météorologiques (sécheresse, vent) ont favorisé sa propagation. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du sinistre.
Macron sur place pour évaluer les dégâts
Le président de la République, accompagné du ministre de la Transition écologique, a annoncé sa visite sur place pour rencontrer les pompiers et les agents de l'Office national des forêts (ONF). Il doit également s'entretenir avec les élus locaux et les associations de protection de l'environnement. L'Élysée a précisé que cette visite vise à "saluer le travail des secours et à évaluer les mesures de restauration nécessaires".
Emmanuel Macron a twitté : "La forêt de Fontainebleau est un joyau de notre patrimoine. Nous ferons tout pour la restaurer et protéger nos forêts face aux menaces du changement climatique."
Un écosystème unique menacé
La forêt de Fontainebleau est l'une des plus visitées de France, avec plus de 13 millions de visiteurs par an. Elle abrite une biodiversité exceptionnelle, avec des espèces rares comme le lucane cerf-volant ou l'engoulevent d'Europe. Les 400 hectares brûlés correspondent à des zones de chênaie et de pinède, qui mettront des décennies à se régénérer naturellement.
L'ONF a indiqué que des travaux de sécurisation des sols et de replantation seront nécessaires, mais qu'il faudra d'abord évaluer l'impact réel sur la faune et la flore. Des associations écologistes, comme France Nature Environnement, réclament un plan d'urgence pour la forêt.
Le changement climatique en cause
Cet incendie intervient dans un contexte de sécheresse exceptionnelle dans une grande partie de la France. Selon Météo-France, le mois de juillet 2026 est le plus sec depuis 1959 dans plusieurs régions, avec un déficit de pluie de 60 % par rapport à la normale. Les experts estiment que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l'intensité des feux de forêt, y compris dans des zones traditionnellement humides comme la forêt de Fontainebleau.
Le gouvernement a annoncé le déploiement de moyens supplémentaires pour la surveillance des forêts et la prévention des incendies, avec notamment le recrutement de 200 pompiers supplémentaires et l'acquisition de drones de surveillance.
Restauration et prévention
Dans les prochains jours, des équipes de l'ONF évalueront les dégâts précis et établiront un plan de restauration. Les zones brûlées seront interdites d'accès au public pour des raisons de sécurité, le temps que les arbres fragilisés soient abattus. Des opérations de replantation sont prévues dès l'automne, avec des essences mieux adaptées aux conditions climatiques futures.
Le président Macron a également promis une réunion de travail avec les acteurs de la filière forêt-bois pour renforcer la résilience des forêts françaises face aux incendies.



