Incendies : une association demande l'interdiction de la chasse dans les zones brûlées
Incendies : appel à interdire la chasse dans les zones sinistrées

Alors qu'un incendie fait rage depuis le dimanche 19 juillet 2026 dans le Var et que les feux se multiplient depuis le début de l'été en France, l'association de protection animale Stéphane Lamart demande à l'État d'interdire la chasse dans les zones sinistrées par les flammes. Dans un communiqué publié ce lundi 20 juillet 2026, elle appelle à une suspension de la chasse pour protéger la faune survivante et favoriser la restauration des écosystèmes.

Un été marqué par des incendies dévastateurs

L'été 2026 est particulièrement meurtrier pour les forêts françaises. Canicules à répétition et sécheresse importante favorisent la multiplication des incendies. En forêt de Fontainebleau, quelque 2 000 hectares sur les 22 000 que compte le massif sont partis en fumée. Dans les Pyrénées-Orientales, à Trevillach, des photos attestent de sangliers morts brûlés. Le feu dans le Var, entre Taradeau et Les Arcs, continue de progresser.

Selon l'association Stéphane Lamart, « des milliers d'animaux sauvages ont péri dans les flammes ou succombé à leurs blessures. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, insectes et autres espèces ont vu leurs habitats anéantis. Les survivants, souvent blessés, affaiblis, désorientés ou privés de nourriture et d'abris, tentent aujourd'hui de trouver refuge dans des milieux profondément dégradés. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'appel à l'État et aux chasseurs

Pointant une « catastrophe écologique majeure », l'association interpelle Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, ainsi que tous les préfets. Elle plaide pour une suspension de la chasse dans les secteurs dévastés par les flammes via des arrêtés préfectoraux. « Le Code de l'environnement rappelle que la préservation de la biodiversité et des équilibres biologiques constitue une responsabilité des pouvoirs publics. Après une catastrophe écologique d'une telle ampleur, il appartient à l'État d'agir avec cohérence en protégeant les espèces survivantes et en favorisant la restauration des écosystèmes détruits », argue l'association.

L'association interpelle aussi directement les Fédérations départementales et nationales de chasseurs : « Au lieu de sortir les fusils, qu'ils sortent les pelles, les pioches et les graines. Qu'ils participent à la replantation des arbres, à la restauration des haies, à la réhabilitation des habitats naturels et à la reconstruction des forêts dévastées. C'est dans ces actions concrètes que s'exprime l'engagement en faveur de la nature », lance Stéphane Lamart, fondateur de l'association.

Un appel à la cohérence écologique

L'association Stéphane Lamart œuvre depuis de nombreuses années dans le champ de la protection animale. Elle estime que la chasse dans les zones brûlées ajouterait une pression supplémentaire sur des espèces déjà fragilisées. La mesure demandée vise à donner un répit à la biodiversité après le passage des incendies et à permettre la régénération naturelle des habitats. Reste à savoir si l'appel sera entendu par les autorités et les fédérations de chasse.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale