Alors que la valorisation des mastodontes du secteur de l'intelligence artificielle explose, à l'image du fabricant de puces Nvidia, les conséquences de l'IA pour l'emploi et les libertés publiques alimentent les tensions sociales et les demandes de régulation. Face à des milliardaires qui dépassent les limites, des îlots de résistance émergent.
Mark Zuckerberg, le nouveau visage de l'IA
En septembre 2025, devant un public conquis de salariés et de partenaires, Mark Zuckerberg, le cofondateur de Facebook et patron de Meta, déclarait : « C'est la technologie la plus importante de notre époque : l'IA doit être au service des gens, et non se limiter à automatiser de larges pans de la société depuis un centre de données. » L'Américain de 42 ans n'a plus rien du geek manipulateur du film « Social Network » de David Fincher : look de designer, montre suisse à 900 000 dollars et totale confiance en soi.
Des bugs embarrassants
Pourtant, lors de cette présentation des lunettes Ray-Ban connectées et dopées à l'IA de Meta, la fonctionnalité a bugué, et rien n'a fonctionné, depuis la prise d'un appel téléphonique jusqu'au partage de conseils culinaires farfelus. Terminator n'est pas pour demain. Pas plus que le salut par l'IA pour le groupe Meta, géant des réseaux sociaux (Facebook, Instagram, WhatsApp) bousculé à la fois par la concurrence de TikTok et par la mise au pas des régulateurs – les autorités américaines envisagent de démanteler la multinationale, tandis que de nombreux pays dont la France ont décidé d'interdire ses réseaux aux moins de 15 ans.
Une réinvention musclée
De peur de perdre sa place dans l'Olympe de la tech mondiale, le pragmatique Zuckerberg se réinvente donc, version IA et testostérone. Place au « macho man » qui exhibe ses pectoraux sur un ring de MMA et se rêve en nouvel empereur romain. « Une culture qui fait un peu plus la part belle à l'agressivité... »
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