Dans une tribune publiée récemment, un collectif d'enseignants-chercheurs alerte sur le traitement des enjeux climatiques à l'école. Selon eux, les dimensions politiques du changement climatique sont trop souvent évacuées des programmes scolaires, car l'institution scolaire peine à aborder des questions politiques conflictuelles et délicates.
Un constat alarmant
Les signataires, issus de diverses disciplines, estiment que l'éducation au changement climatique se limite souvent à des aspects scientifiques ou techniques, négligeant les débats politiques, économiques et sociaux qui l'entourent. Ils pointent du doigt une forme d'autocensure chez les enseignants, craignant de heurter les sensibilités ou de paraître partisans.
Des obstacles structurels
Plusieurs obstacles expliquent cette situation :
- Le manque de formation des enseignants sur les aspects politiques du climat.
- La pression des programmes qui privilégient les savoirs disciplinaires.
- La crainte de controverses en classe, notamment dans un contexte de polarisation politique.
Des conséquences sur la citoyenneté
Pour les auteurs, cette évacuation du politique nuit à la formation de citoyens éclairés. Les élèves n'apprennent pas à débattre des solutions, à comprendre les rapports de force ou à analyser les discours. Ils risquent ainsi d'être désarmés face à la complexité des enjeux.
Des pistes pour agir
Le collectif propose plusieurs pistes :
- Intégrer des débats argumentés dans les cours.
- Former les enseignants à l'animation de discussions controversées.
- Développer des partenariats avec des associations et des chercheurs.
Ils appellent à une prise de conscience des pouvoirs publics pour que l'école assume pleinement son rôle dans la transition écologique.



